19.04.2009
à suivre...
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20 nouvelles photos de Lourdes...
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17.04.2009
Une semaine bienheureuse
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Evangile selon saint Jean, chapitre 21,1-14
image (agrandissable ) : Duccio di Buoninsegna. L’Apparition de Jésus aux disciples sur le Lac de Tibériade. Maesta. Sienne.
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16.04.2009
QUI A RESSUSCITÉ JÉSUS ?
"C’est bien une question. En tout cas, beaucoup de gens se la posent. La réponse première et évidente est : le Père, c’est le Père qui a ressuscité son Fils. Saint Pierre, dans sa présentation de la foi au centurion Corneille, telle que nous la rapporte la première lecture de ce jour, déclare explicitement : « ils l’ont fait mourir en le fixant sur une poutre de bois. Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour ». Les choses sont claires : les juifs ont accusé Jésus de blasphème parce qu’il se disait Fils de Dieu, ils ont contribué à le mettre à mort. Dieu son Père est intervenu et a révisé le procès en réhabilitant son Fils par la Résurrection. Le Christ avait refusé de se défendre, il avait remis sa vie à son Père, le Père a répondu en lui rendant la vie et une vie surabondante. Dieu « n’a pas laissé son juste voir la corruption », comme le dit le psaume 15 (16) verset 10, sans cesse repris et cité après la Résurrection.
Pourtant, en disant cela on n’a pas tout dit. On n’a pas encore envisagé le rôle de l’Esprit Saint. C’est saint Paul qui nous éclaire là-dessus : « si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8,11). Bien sûr, c’est toujours le Père qui est envisagé comme l’auteur de la Résurrection, celle du Christ et la nôtre, mais il est clair que l’Esprit est l’agent de cette transformation : il habite déjà le cœur des croyants (comme il habitait le cœur de Jésus) et un jour il rayonnera plus complètement et atteindra leur corps.
Reste à nous affronter à une série de textes qui curieusement attribuent à Jésus lui-même la Résurrection, tous chez saint Jean. « Détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai » (Jn 2,19) et, au cas où nous n’aurions pas compris, l’Evangéliste (2,21) ajoute : « le Temple dont il parlait, c’était son corps ». Et aussi : « (ma vie), personne ne me l'enlève mais je m'en dessaisis de moi-même; j'ai le pouvoir de m'en dessaisir et j'ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10,17). Comment comprendre ? Si Jésus est mort, il ne peut plus rien, il n’a plus qu’à attendre de Dieu son Père une vie qu’il ne peut se donner à lui-même, puisque c’est cela la condition de l’homme qu’il a délibérément assumée.
Pourtant, comme Dieu, le Fils « donne la vie » (Jean 5,26 ; 6,33 ; 10,28 ; 17,2), à l’égal du Père. « Ce que fait le Père le Fils le fait pareillement » (Jean 5,19). On peut donc penser qu’il donne aussi la vie à son corps humain resté dans le tombeau. C’est la solution de saint Augustin, et elle a certainement sa part de vérité.
Mais on peut sans doute aller plus loin en suivant saint Jean qui nous fait entrer au plus près de la conscience humaine du Sauveur. Celui-ci ne cherche pas à éterniser sa vie, en la soustrayant à la mort ou en s’assurant par un moyen de puissance la maîtrise de l’avenir. En ce sens, il se « dessaisit » de sa vie, complètement, entre les mains du Père. Mais, justement, le don est si complet, la certitude est si grande d’avoir tout remis, que Jésus touche presque déjà le but. Cette Résurrection, le Fils en dispose déjà, dans la mesure de son union au Père. Pour lui, tout demander à son Père, c’est déjà tout obtenir, donner sa vie, c’est la recevoir.
Alors, en ce sens, oui, Jésus a barre sur la mort, il peut anticiper sur les évènements et annoncer sa Résurrection comme un fait aussi réel que la Croix. Mais n’oublions pas que celui qui domine ainsi les évènements est aussi celui a crié sa souffrance à Gethsémani et demandé de l’aide. Le même."
P. Michel GITTON
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15.04.2009
La balade des pétales. Eau, fleurs, rires
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Saint-Sauveur in Chora
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13.04.2009
Petite annonce
"Que personne ne se mette en retrait dans cette bataille pacifique inaugurée par la Pâque du Christ, Lequel – je le répète – cherche des hommes et des femmes qui l’aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes, celles de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l’amour."
Message Urbi et Orbi de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, à lire en entier sur Radio Vatican
22:06 Lien permanent | Envoyer cette note
Jouissez tous du banquet de la foi, au trésor de la bonté
Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur ! Premiers et derniers, recevez la récompense. Riches et pauvres, chantez en choeur tous ensemble. Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné, et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui. La table est préparée, mangez-en tous (Mt 22,4) ; le veau gras est servi, que nul ne s'en retourne à jeun (Lc 15,23) . Jouissez tous du banquet de la foi, au trésor de la bonté. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous. Que nul se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés. Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ; il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers. Il a rempli l'enfer d'amertume, pour avoir goûté de sa chair. Isaïe l'avait prédit en disant : "L'enfer fut rempli d'amertume lorsqu'il t'a rencontré" (Is 14,9). L'enfer est rempli d'amertume, car il a été joué ; bouleversé, car il a été enchaîné ; bouleversé, car il a été mis à mort ; bouleversé, car il a été anéanti ; consterné, car il a saisi un corps et s'est trouvé devant Dieu. Il a pris la terre et a rencontré le ciel ; il a saisi ce qu'il voyait, et il est tombé sur celui qu'il ne voyait pas. Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire (1 Co 15,55) ? Christ est ressuscité et tu as été terrassée ; Christ est ressuscité et les démons sont tombés ; Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ; Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Christ est ressuscité et il n'est plus de morts dans les tombeaux ; car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20). À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.
Homélie de Jean Chrysostome
pour le saint et grand jour de la Pâque : un extrait plus long sur le site peresdeleglise.free.fr
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12.04.2009
La vie d'amour
20:26 Lien permanent | Envoyer cette note
Alleluia !
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11.04.2009
...
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10.04.2009
Voici l'hommes
Chemin de Croix, rue Mouffetard, aujourd'hui, à Paris.
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Agnus Dei. Par Jean-Elie d'Ignis
Voyage dans le monde dense et lumineux des artistes. Le thème est donné par l'Agneau de Dieu. Et c'est environné de la Méditation 5 de Saint Augustin, mise en musique par le génial Frank Martin, que l'on avance pas à pas dans le plus profond mystère qui soit...
"Voici l'agneau divin que les pécheurs emmènent. Voici l'agneau sans tache qui, même sans s e plaindre, souffre qu'on le dépouille de sa toison si pure. Voici l'agneau de Dieu qui sans ouvrir la bouche se voit couvrir d'opprobe jusqu'a souffrir qu'on le frappe au visage et que l'on ose même lui cracher à la face. C'est là celui seul qui est sans péché. C'est là, le Christ chargé de nos douleurs. C'est là celui qui, par sa Passion, vient nous guérir de toutes nos langueurs" (st augustin).
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09.04.2009
Mon chant
14:00 Lien permanent | Envoyer cette note
08.04.2009
Retourner
"... la Sainte Couronne ...est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la Chrétienté... La couronne déposée à la cathédrale de Paris est un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or."
Voir ici sur le site de Notre-Dame de Paris
"Cette danse est une autre manière de vivre la transe en montrant que l’âme humaine, à l’image d’un cercle, descend du ciel vers la terre et retourne ensuite à son origine."
Voir ici sur le site Signes et symboles
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07.04.2009
La vie mode d'emploi
Intérieur cour, Paris, 7 avril 2009, 17h30. Un merle siffle, un voisin joue du saxophone, des ouvriers travaillent dans les cages d'escalier, la verdure pousse, une poussette et des vélos attendent contre les murs, des pigeons roucoulent, un pigeon passe, puis un autre, des nuages brillent dans le ciel bleu. Paix.
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06.04.2009
Prenez vingt-cinq minutes et s'il vous plaît...
... écoutez cette douzième émission sur les Pères du désert et l'échelle de saint Jean Climaque : prière et amour
ou les précédentes, réunies sur le site Patristique.org, tout aussi splendides paroles
On peut aussi lire L'échelle Sainte ici
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04.04.2009
Le Saint Esprit, via Marie
Je ne sais si je l’ai écrit quelque part ou si je l’ai seulement pensé d’un sourire : la Trinité, c’est un peu comme les Trois mousquetaires, en fait ils sont quatre. Se passer de Marie assèche le christianisme, mais on fait bien de tenir bon sur la Trinité et de ne pas secrètement se référer à quelque inavouée Quadrité, voire à remplacer plus ou moins la Trinité par Marie, ce que laissent parfois soupçonner certaines sentimentalités. Il est bon, il est très bon que la féminité de Dieu se révèle à travers l’Immaculée ; il est très bon aussi de continuer à creuser son rapport au Saint Esprit, qui est l’avenir du monde.
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Mon vieil ami, le tout jeune Héraclite
Héraclite (Éphèse,fin du VIe siècle avant JC)
Fragments
* (Pérénnité et changement, plusieurs expressions de la même sphère d'idée :)
- Nous nous baignons et nous ne nous baignons pas dans le même fleuve. Et les âmes s'exhalent de l'humidité.
- Nous descendons et nous ne descendons pas dans le même fleuve; nous sommes et nous ne sommes pas.
- On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve.
- On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve.
* Sans l'espérance, on ne trouvera pas l'inespéré, qui est introuvable et inaccessible.
* La sagesse consiste en une seule chose, à connaître la pensée qui gouverne tout et partout.
* La guerre est le père de toutes choses et le roi de toutes choses; de quelques-uns elle a fait des dieux, de quelques-uns des hommes; des un des esclaves; des autres des hommes libres.
* Il faut aussi se rappeler l'homme qui oublie le chemin.
* Les chiens aboient après ceux qu'ils ne connaissent pas.
* Pour chaque homme, son caractère est son daimone. [génie, destin ]
(dans «Les penseurs grecs avant Socrate» p.74-81 Collection GF Traduction Jean Voilquin) (ici)
photo : le gave de Lourdes, aux Sanctuaires, cet été
à voir : une vidéo sur la maison de Marie à Éphèse
10:01 Lien permanent | Envoyer cette note
L'épreuve
Dans les événements de la Pâque se trouve récapitulée, condensée, toute la méchanceté des hommes, depuis le commencement jusqu’à la fin. Le meurtre de l’amour. La perversité universelle va être dévoilée, démasquée, dans la mise à mort de celui qui est le Juste et bien davantage. Comme si l’homme ne pardonnait pas à Dieu de le faire exister, d’être amour. Cependant, la volonté de meurtre ne va trouver devant elle que le vide, car le Christ donne par avance ce qu’on veut lui prendre, sa vie. D’où Jean 10,18 : « Ma vie, personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même… » Nous assistons ici à la rencontre, à la coïncidence, des deux possibilités extrêmes et opposées de la liberté humaine : la haine qui tue et l’amour qui fait vivre. L’amour va exiger du Christ le choix de la mort, la haine va provoquer la mise au monde d’une humanité nouvelle. Jésus renverse en lui-même, met à mort, le mur de séparation, la haine, en refusant de haïr ceux qui le haïssent (voir Éphésiens 2,14-16). La haine en son apogée ne parvient qu’à provoquer une recrudescence de l’amour. Là où elle abonde, l’amour surabonde. Comprenons bien : la volonté et l’acte de meurtre sont condamnés à faire advenir leur contraire, une vie nouvelle qui surclasse la mort ; au-delà de la mort. La mort ne trouve plus à tuer que la mort. Au fond, le meurtre est suicidaire, ne serait-ce que par le fait qu’il tue l’humanité, l’humain en celui qui y consent.
Le commentaire des lectures bibliques
par Marcel Domergue, jésuite, rédacteur à Croire aujourd'hui : à lire en entier ici
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02.04.2009
Vie du Christ, vie du croyant, ma vie
« En vérité, en vérité, je vous le dis,
si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis :
'Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort.'
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être ? »
Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ;
c'est mon Père qui me glorifie,
lui que vous appelez votre Dieu,
alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole.
Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Evangile selon saint Jean, chapitre 8,51-59
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01.04.2009
Qui tollis peccata mundi
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Cadeau
(le même que sur A MAINS NUES, mais il y en aura d'autres)
je prie.pdf
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31.03.2009
Ce que tu fais, fais-le vite
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Fonte des neiges
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30.03.2009
Pèlerinage aux sources
C’est donc un pèlerinage que font les chrétiens chaque dimanche en allant à la rencontre de Dieu dans l’eucharistie.
La vie est merveilleuse.
Me revient en mémoire le livre lu et relu dans mon adolescence, Le pèlerinage aux sources de Lanza del Vasto.
Il y a en moi une inquiétude chrétienne qui se préfère, quoique boiteuse, à la sérénité parfaite dont je vois le modèle ici. Si j’avais le rare courage et le pouvoir de me vouer à la sainteté j’y chercherai moins la paix du sommeil absolu que les délires de l’âme amoureuse. Si j’en avais le rare courage et le pouvoir, je ne me croirais pas le droit de chercher le salut par moi-même, en moi-même et pour moi-même. Il me faudrait passer par le bien d’autrui pour arriver à mon bien et je tiens que charité vaut mieux encore que sagesse.
C’est pour ces raisons que je me rendrai à Wardha chez Gandhi.
Oui, pour y apprendre à devenir meilleur chrétien.
…
Je pense qu’il y a des peuples animaux, c’est-à-dire agités et voraces, et des peuples végétaux.
Celui-ci me fait penser à un grand arbre par sa majesté pacifique, par son frémissement sur place, par sa puissance inoffensive.
Il est par nature évangélique. Simplicité, humilité, chasteté, charité fraternelle relevée d’une certaine délicatesse féminine, hospitalité, respect de toute vie, résignation à la volonté divine, détachement, font beaucoup mieux ici le tissu de la vie familière qu’en pays chrétien.
Je lis tout ce texte et j’ai de nouveau dix-sept ans à la Fin des Terres, vibrant sans fin entre océan et estuaire, la vie devant moi, en moi la soif immense.
image trouvée ici, chez un pèlerin de Compostelle
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29.03.2009
Par « le milieu » répandant ses entrailles
Erri de Luca dit dans l’un de ses livres que lorsque le Christ tend l’autre joue, c’est, à son sens, parce qu’il n’en a pas une troisième à tendre : gare donc, à qui le frapperait deux fois, il ne pourrait lui être offert une troisième occasion !
Pour moi, j’entends cette deuxième joue tendue comme un geste très proche de la phrase : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la pierre ». Un défi au cœur et à l’esprit, au sens de la justice : frapper l’autre joue tendue ou jeter la pierre serait pécher délibérément contre l’esprit, et donc se condamner soi-même.
Jérémie disait au Seigneur : « Seigneur, tu m'as averti, et maintenant je sais, tu m'as fait voir leurs manoeuvres. Moi, j'étais comme un agneau docile qu'on emmène à l'abattoir, et je ne savais pas ce qu'ils préparaient contre moi. Ils disaient : 'Coupons l'arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu'on oublie jusqu'à son nom.' Seigneur de l'univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les coeurs, fais-moi voir la vengeance que tu leur infligeras, car c'est à toi que je confie ma cause. », dit le Livre de Jérémie, chapitre 11,19-20.
C’était la lecture d’hier. Aujourd’hui nous lisons, au chapitre 31, verset 33 du même livre : Je mettrai ma Loi au plus profond d'eux-mêmes ; je l'inscrirai dans leur coeur.
C’est ce qu’est venu accomplir le Christ. Ainsi, qui viole la Loi, c’est son propre cœur qu’il détruit. La vengeance de Dieu dont parlait Jérémie un peu avant, c’est l’homme lui-même qui la réalise en son propre cœur, quand il trahit sa Loi.
La violence, la trahison et le mal sont liés comme un nœud de serpents.
Judas, par lui-même pendu dans son champ, ne sachant lâcher prise, plus que jamais s’accroche à sa trahison, continue à éclater par le milieu et à répandre ses entrailles(Actes, 1, 18), pour son plus grand malheur.
Judas est le monde.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
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28.03.2009
Dans les mains : contempler le Saint-Sacrement
J’aime recevoir l’hostie dans mes mains jointes en coupe, en berceau. Dans la paume elle repose comme une icône, où je contemple le visage du Christ, avant de l’incorporer.
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Amen
Sur l'extraordinaire Musique de choeur a capella de Gorecki comportant un seul mot : AMEN, on peut gouter un peu de ce mystère abyssal de l'incarnation par la contemplation de la Sainte FACE .
" Dans l'Humanité du Christ, le Superessentiel s'est manifesté dans l'essence humaine... sans cesser d'être caché...et aprés cette manifestation, il demeure dans le mystère... aucune raison, aucune intelligence n' a pu aller au bout de ce qu'Il est lui-même... Quoi qu'on dise de Lui, il demeure inconnaissable ..." Denys l'aréopagite...
"Le fils est de même nature que le Père et par lui Tout a été fait" Concile de Nicée.
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27.03.2009
Points cardinaux, racines, ciel
Le cloître d'un monastère a pour but de relier les différentes ailes des bâtiments d'habitation. Il offre un cadre particulièrement calme qui permet à la fois d'aller d'un endroit à l'autre du monastère sans subir l'inconvénient des intempéries et par ailleurs de déambuler tout en méditant. Le cloître de Ligugé date du 19ème siècle, il est édifié sur des structures plus anciennes. Au 20ème siècle, les baies ont été garnies de fenêtres dans le style flambloyant. Symboliquement, le cloître du monastère avec son puits central est vraiment le centre du monastère reliant les points cardinaux, plongeant ses racines au profond de la terre et s'ouvrant sur le ciel.
image (cliquer pour agrandir)et texte trouvés ici sur le site de l'abbaye de Ligugé
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