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11.12.2007
Je suis...
Je suis l’hirondelle en vol, dans l’instant d’un regard volé fixe autant que la flèche de Zénon
... comme s’il y avait là des portes qui s’ouvrent seulement dans cette affaire, « l’écrire », des portes comme dans le poème de Parménide, ça commence avec l’essieu qui tourne en criant dans les roues, il vous brûle en faisant ça et après il vous ouvre les portes
Jamais on ne se voit deux fois le même dans les mêmes eaux, un fleuve immobile eût pareillement pu inspirer Héraclite, car le temps s’écoule aussi sans passer, et tout en fuyant demeure
... un rai de lumière ininterrompu à travers les saisons, jours, nuits, instants et soubresauts du temps, un rai de pure lumière qui franchit les siècles agités et les heures endormies par une porte entrouverte quelque part dans le silence d’une autre dimension : celle de l’être. Ce qui advint advint à la vitesse où le rêve pénètre le sommeil, le clou rejoint l’aimant, l’aube perce la nuit, c’est-à-dire à la vitesse vertigineuse et arrêtée de la flèche de Zénon, présente immobile en chaque lieu de son parcours, et mouvante hors de tout lieu.
01:10 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

