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17.12.2007

Laaa-lalalalala-lala...

Je chante continuellement, tout le monde me taquine à cause de ça mais impossible de m’arrêter, avant même d'être levée je chante, à table je chante, en écrivant je chante, dans la rue je chante aussi, tout juste si j’arrive à me taire pour dormir, la nuit. L’autre jour je me suis même enregistrée sur le mp4 de mon fils, ayant perdu le contrôle de moi au point de vouloir venir chanter ici aussi, tellement ça me déborde, tout ce chant, mais le fichier s’est révélé incompatible avec blogspirit, voilà donc que la poignée de curieux qui s’aventure jusqu’ici a réchappé à ma joie persistante, Informatique merci pour eux !

19:20 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

14.12.2007

Baiser

Dieu m’a donné d’aimer : Il m’a tout donné.
Je n’ai rien à Lui demander, c’est pourquoi je peux L’aimer.
À moi j’ai tout à demander, c’est pourquoi je peux L’aimer.
Il m’aime si fort, mon Époux, et nous sommes absolument unis.
Si je t’oublie Jérusalem, c’est comme si je Le battais.
Si je T’oublie, c’est de laisser le Mauvais dans les hommes me toucher.
Ne me touche pas, sale bête. J’ai creusé une fosse autour de moi pour t’empêcher de m’atteindre. Je suis le lion, c’est pour te protéger de moi que j’ai construit la fosse qui m’isole. Mais d’un regard je jette des ponts si je le veux, et je viens te détruire.
Mon Époux est fier de moi, il me prend dans Ses bras, je sens son haleine dans mon cou, je suis toute baiser.

08:25 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

13.12.2007

Je t'aime

Je n'ai rien à demander à Dieu, il m'a tout donné.

20:15 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

11.12.2007

Quotidien Le Soleil

A un détour le village mythique d’Ehoudj où semble-il, il est interdit aux villageois de se marier entre eux et d’y être enterrés. C’est bientôt l’île aux oiseaux et dès l’approche aigrettes et spatules, pour échapper au vrombissement de la pirogue qui trouble leur quiétude, prennent leur envol dans un large bruissement d’aile offrant un magnifique tableau fait de la blancheur de leur plumage à laquelle le bleu du ciel restitue tout son éclat. Ensuite de loin c’est le village côtier d’Elinkine avec sa haie de cocotiers qui borde la plage et puis l’île de carabane et sa plage de sable fin, son port de pêche et l’église bretonne. L’attraction c’est et cimetière colonial, où a été enterré en 1836, Aristide Protêt de l’Infanterie marine colonial tué d’un coup de flèche par les populations résistantes et qui a choisit de rester debout même mort.
Le dimanche l’attraction touristique reste la messe à l’église de Diembéring où la relecture de la bible et de la liturgie par les Diola donne un spectacle haut en couleurs.
Quotidien Le Soleil

08:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

Je suis...

Je suis l’hirondelle en vol, dans l’instant d’un regard volé fixe autant que la flèche de Zénon

... comme s’il y avait là des portes qui s’ouvrent seulement dans cette affaire, « l’écrire », des portes comme dans le poème de Parménide, ça commence avec l’essieu qui tourne en criant dans les roues, il vous brûle en faisant ça et après il vous ouvre les portes

Jamais on ne se voit deux fois le même dans les mêmes eaux, un fleuve immobile eût pareillement pu inspirer Héraclite, car le temps s’écoule aussi sans passer, et tout en fuyant demeure

... un rai de lumière ininterrompu à travers les saisons, jours, nuits, instants et soubresauts du temps, un rai de pure lumière qui franchit les siècles agités et les heures endormies par une porte entrouverte quelque part dans le silence d’une autre dimension : celle de l’être. Ce qui advint advint à la vitesse où le rêve pénètre le sommeil, le clou rejoint l’aimant, l’aube perce la nuit, c’est-à-dire à la vitesse vertigineuse et arrêtée de la flèche de Zénon, présente immobile en chaque lieu de son parcours, et mouvante hors de tout lieu.

01:10 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

09.12.2007

La Barbe Bleue, morale d'un conte

Pourquoi les hommes se laissent-ils pousser la barbe, sinon pour faire peur aux femmes ?

Le plus doux et le plus gentil des barbus inspire parfois des frissons d'effroi tout particuliers, qui ne font qu'ajouter à son charme. Il est vrai que le barbu a souvent l'air doux. Doux mais sévère. Très sévère ?

Le Dieu des juifs et des chrétiens, dont la réputation de bonté paraît pour le moins exagérée, du haut de son nuage arbore une pilosité faciale qui lui donne moins l'allure du nounours de "Bonne nuit les petits" que celle d'un Père Fouettard. A l'instar d'Indra ou de Zeus (Héphaïstos, Poséidon, etc.), nos dieux portent leurs poils au menton comme autant de lanières de martinet. Tels des syndromes de Stockholm ambulants, nous autres pauvres humains sommes résignés depuis longtemps à voir dans leurs mouvements d'humeur méchante, coups du sort, de tonnerre et autres, des manifestations de leur esprit vengeur, autrement dit des punitions bien méritées.

Et c'est sans doute un complexe de Peau d'Ane qui nous saisit à la vue de cette barbe à papa ni rose ni sucrée. A-t-on jamais vu un ogre glabre ?

La barbe induit une relation verticale qui peut faire craindre la condescendance, voire l'abus de pouvoir. Face au loup doucereux, la bien légère Petit Chaperon rouge se trouva fort dépourvue, et finit avalée toute crue. Alors que la fratrie de l'encore plus Petit Poucet sortira indemne de tous les pièges tendus par les "grands" de ce monde. La morale de l'histoire ne nous dit-elle pas que c'est de la fraternité que vient le secours face à une menace supérieure ? C'est à cette sorte d'alliance horizontale que la dernière femme de Barbe Bleue dut la vie : sans sa soeur Anne et ses deux frères, elle eût fini comme les autres dans le cabinet aux écorchées.

La barbe est l'attribut du "vir", et le "vir" est dans la pomme depuis que, dans presque toutes les mythologies, I'humanité fut chassée du paradis terrestre à cause d'une femme. C'est d'ailleurs l'étrange morale que Perrault lui-même, qui passait à son époque pour féministe, tire de son conte : "La curiosité malgré tous ses attraits coûte souvent bien des regrets (...). C'est, n'en déplaise au sexe, un plaisir bien léger (...). Et toujours il coûte trop cher." Point n'est coupable donc l'égorgeur, mais le (beau) sexe, et son vice atavique. Il est vrai que notre Moderne se fendit d'une autre moralité, dans laquelle il se persuade qu'"on voit bientôt que cette histoire est un conte du temps passé ; il n'est plus d'époux si terrible (...). Près de sa femme, on le voit filer doux ; et de quelque couleur que sa barbe puisse être, on a peine à juger qui des deux est le maître".

Si seulement le temps passé pouvait être bel et bien révolu ! Mais le sens toujours d'actualité de cette affaire, c'est que le vir est un killer, et qu'il ne veut pas que la femme le sache. D'abord il ne le veut pas, car la femme le fuirait. Et puis, une fois consommée l'union, au contraire il s'arrange pour être démasqué, afin de pouvoir passer à la suivante. Le vir prend la femme, la femme prend goût aux choses excitantes et devient curieuse. Cercle plaisant, mais il en est beaucoup qui nomment vice le plaisir ...

"Il faut mourir", répète la Barbe Bleue, un grand coutelas à la main, endossant manifestement le rôle de Dieu en personne.

"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? - Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie." Poussière sur le chemin, sang dans le placard ... renversement des valeurs. Le sang, c'est la mort, et la poussière de la vie, quand elle signe le galop des frère vers le château. Deux frères, deux soeurs, et un enterrement: celui de la hache de guerre entre les sexes. L'ennui engendre la guerre, et beaucoup se barbent s'ils ne guerroient. Si tu veux la paix prépare-la sans perdre de vue que certains "barbus" n'ont qu'un postiche, et que bien des Barbe Bleue ont les joues parfaitement rasées ...

Alina Reyes
Article paru dans l'édition du Monde du 16.11.01

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08.12.2007

Triangles

Chaque fois que je remonte la rue Buffon, j’entends des milliers de pépiements d’oiseaux sur mon passage. Ce ne sont pas des oiseaux, mais les petits fruits jaunes qui constellent la frondaison des citronniers plantés le long, si bien qu’on les dirait en marche, du Jardin des Plantes.
Dans la cour de la Mosquée, des moineaux descendent des figuiers sur mes lèvres, où ils chantent les figues quand au retour je m’adonne aux baisers.
Bleue Terre au bout de sa chaîne d’or, Marie en ce jour repose entre mes seins, dans mon nid de duvet blanc.

16:00 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

05.12.2007

Poème du matin

En fait, les horloges ne mesurent pas le temps du tout.

08:45 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

04.12.2007

J'ai fait ce rêve à dix-sept ans

C'est dehors. Une fille de ma classe, Brigitte T., met de la musique sur son magnéto à cassettes. Une musique spéciale. Chaque fois qu'elle se termine, un chien-loup part avec une main dans la gueule. Celui qui attrape cette main (il est difficile de s'en empêcher) doit mourir sous peu. Cette main apporte la mort. Elle a déjà fait plusieurs victimes.
Je suis de dos, je marche tranquillement. Le chien arrive derrière moi et machinalement, je tends le bras, je prends la main qui est dans sa gueule. C'est une main, mais aussi une feuille de papier.
Je suis au lit, j'attends la mort. J'ai fait mes adieux à tout le monde, j'attends. Comme elle ne vient pas tout de suite, je me dis : je vais vouloir qu'elle ne vienne pas. Eh bien, cela semble incroyable, mais je ne meurs pas.

Roger Grenier en parle, et de mon destin

09:15 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

03.12.2007

De la nuit le jour

Ce matin dans le ciel encore noir, dans la pupille de loup de ciel sur la ville, une faucille de lune, éclat dans ce qui nous contemple dans l’ombre de nos cœurs.

07:55 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

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