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12.01.2008
Là
Les tomates, nous mordions dedans à même le pied, mes frères, mes sœurs et moi. C’était à éclater de bonheur. La chair ferme et chaude, et follement odorante au soleil, cédait sous les dents et vous libérait son jus dans la bouche et sur les joues. Pour la finir on la détachait du pied à la main, mais j’aimais commencer cette cueillette comme ça, de cette façon sauvage, animale, penchée en avant sur l’objet convoité et le croquant avant même de l’avoir touché des doigts – pour ainsi dire tout vivant !
12:00 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

