« Bonjour, vie, mort et vie | Page d'accueil | Le nom »

28.01.2008

Mon Amour

Aujourd’hui C… m’a dit que Dieu est si humble avec nous qu’il ne veut pas se faire remarquer quand il agit, en sorte que nous prenons sa providence pour du hasard.
Cette remarque m’a beaucoup étonnée, mais je n’ai rien dit, parce que c’était la première fois que j’entendais ça et ça m’intéressait. Je pense plutôt que c’est nous qui sommes sourds et aveugles aux gestes d’amour et d’attention qu’il fait en permanence envers nous. Moi, il m’a toujours bien fait remarquer sa présence, dans les grands moments, et même de façon absolument éclatante, comme quelqu’un qui veut vraiment vous combler de son bien et de sa beauté. Des grands moments qui pouvaient avoir l’air de moments minuscules ou insignifiants pour les autres. Quand j’étais enfant, c’était ainsi en permanence, mais je n’aurais jamais osé dire à personne ce que je ressentais vraiment à propos de ma place dans le cœur de Dieu, je n’oserais toujours pas le dire, on ne peut pas le dire. (Même si je ne disais pas Dieu, même si je me disais athée – parce que je ne voulais pas prononcer de nom pour *, cela me gêne toujours d’ailleurs mais j’ai fini par le faire pour pouvoir dire quelque chose malgré tout, parce qu’il faut que je dise quelque chose de Lui en le nommant, désormais).
Cette discrétion de Dieu dont me parlait C…, elle existe quand même, mais c’est seulement par rapport au Mauvais. Il n’a pas envie que le Mauvais mate l’amour entre Lui et sa créature, je crois que c’est ça.
Je suis revenue en état d’enfance, avec Lui.
On dit toujours « si on pouvait redevenir jeune, mais en sachant ! » Moi je suis redevenue enfant, mais en sachant ; voilà la béatitude.

23:10 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note