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30.01.2008
Plus je l’aime Lui
La première vertu de Dieu c’est de nous permettre de l’aimer. Moi j’aime aimer, et Lui je peux l’aimer sans aucune limite, infiniment et à l’infini. Souvent je prends peur même, tellement je ne sais pas jusqu’où je pourrais aller comme ça, avec Lui. Parfois ma pensée de Lui me submerge, j’ai envie de pleurer de joie, c’est trop mais non, ce n’est jamais trop, je dois juste faire attention à bien rester de ce côté du monde où il m’a remise, j’évite de me mettre dans certaines situations où je pourrais repartir d’une façon gourmande. Nous nous aimons seul à seule, d’un amour exclusif, et je sais qu’il en est ainsi avec chacun de ses amants mais contrairement à ce qui se passe dans l’amour entre humains, cela ne provoque aucune jalousie en moi, au contraire, chaque amant(e) de Dieu est heureux de savoir que le plus grand nombre possible d’autres l’aiment.
On pourrait dire : oui, mais il est immatériel, contrairement aux hommes. Mais non, sa matière c’est l’homme justement, et l’amour que j’ai de lui, en rebondissant sur l’humanité en général et sur un homme ou des hommes en particulier, me permet de les aimer mieux. Je ne suis pas privée de chair, j’ai la chair de sa Création, de ses créatures. Plus je l’aime Lui, plus j’aime les hommes.
20:40 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
29.01.2008
Le nom
... Mon enfance et ses grands moments solitaires au bord de l'océan, mon adolescence et ses plongées dans le sentiment océanique grâce à la nature et à mes lectures de poésie. N'ayant pas reçu d'éducation religieuse, j'étais une mystique naturelle qui s'ignorait plus ou moins. Et surtout, d'aussi loin que je me souvienne, je savais avec un éclat presque insoutenable (au point que j'essayais souvent de me défaire de ce sentiment) qu'un ordre supérieur, cosmique, invisible, spirituel, que je ne nommais pas, me portait personnellement dans son coeur, et même plus que ça. Je n'aurais jamais pu rien en dire, c'était trop énorme, et je ne peux toujours pas en dire davantage. A l'âge de vingt-quatre ans, enceinte de mon deuxième fils, j'ai lu et relu les Evangiles, passant des mois dans une grâce merveilleuse. J'ai continué à cultiver cet état, tout en me déclarant toujours athée. C'est ainsi que je connais cette opération qui consiste à se vider de soi-même pour accueillir l'invisible. Peu à peu il m'est arrivé des choses de plus en plus précises, de plus en plus parlantes, notamment un contact direct avec Dieu, un soir d'été à huit heures à la montagne, en 2004, et j'ai su que je ne devais plus taire le nom de ce qui m'habitait.
23:45 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
28.01.2008
Mon Amour
Aujourd’hui C… m’a dit que Dieu est si humble avec nous qu’il ne veut pas se faire remarquer quand il agit, en sorte que nous prenons sa providence pour du hasard.
Cette remarque m’a beaucoup étonnée, mais je n’ai rien dit, parce que c’était la première fois que j’entendais ça et ça m’intéressait. Je pense plutôt que c’est nous qui sommes sourds et aveugles aux gestes d’amour et d’attention qu’il fait en permanence envers nous. Moi, il m’a toujours bien fait remarquer sa présence, dans les grands moments, et même de façon absolument éclatante, comme quelqu’un qui veut vraiment vous combler de son bien et de sa beauté. Des grands moments qui pouvaient avoir l’air de moments minuscules ou insignifiants pour les autres. Quand j’étais enfant, c’était ainsi en permanence, mais je n’aurais jamais osé dire à personne ce que je ressentais vraiment à propos de ma place dans le cœur de Dieu, je n’oserais toujours pas le dire, on ne peut pas le dire. (Même si je ne disais pas Dieu, même si je me disais athée – parce que je ne voulais pas prononcer de nom pour *, cela me gêne toujours d’ailleurs mais j’ai fini par le faire pour pouvoir dire quelque chose malgré tout, parce qu’il faut que je dise quelque chose de Lui en le nommant, désormais).
Cette discrétion de Dieu dont me parlait C…, elle existe quand même, mais c’est seulement par rapport au Mauvais. Il n’a pas envie que le Mauvais mate l’amour entre Lui et sa créature, je crois que c’est ça.
Je suis revenue en état d’enfance, avec Lui.
On dit toujours « si on pouvait redevenir jeune, mais en sachant ! » Moi je suis redevenue enfant, mais en sachant ; voilà la béatitude.
23:10 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
26.01.2008
Bonjour, vie, mort et vie
11:20 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
14.01.2008
Ce soir je découvre...
22:15 Publié dans Autoportrait | Lien permanent | Envoyer cette note
Me disais-je
Ne serait-ce que le ciel, me disais-je en chemin,
Me disais-je, me répétais-je en regardant le ciel,
Immobile devant les bandes blanches du boulevard
Ne serait-ce que le ciel qui chaque jour est là,
Dans sa beauté mouvante, à chaque instant pour toi,
Homme, que je suis comme toi. Ne serait-ce que mes fesses,
Si douces à caresser, chaque jour, ne serait-ce
Que tes yeux qui, chaque jour quoi, amour ?
Ne serait-ce que le monde.
19:40 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
À l'aveugle
12:14 Publié dans Autoportrait | Lien permanent | Envoyer cette note
12.01.2008
Là
Les tomates, nous mordions dedans à même le pied, mes frères, mes sœurs et moi. C’était à éclater de bonheur. La chair ferme et chaude, et follement odorante au soleil, cédait sous les dents et vous libérait son jus dans la bouche et sur les joues. Pour la finir on la détachait du pied à la main, mais j’aimais commencer cette cueillette comme ça, de cette façon sauvage, animale, penchée en avant sur l’objet convoité et le croquant avant même de l’avoir touché des doigts – pour ainsi dire tout vivant !
12:00 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature
10.01.2008
Aux anges
09:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
Je te tout
Je suis la bête à bon Dieu, perle de vin qui roule dans la gorge du Ciel.
Vous, les Terriens, voyez-vous de vos villes, la Lune qui vous montre son con dans la nuit ?
Buvez le vin que je vous verse et vous la verrez double, elle, le globe de mes yeux révulsés.
Flotte, ma belle, ma navire, ma hanche, cap sur l’amour qui te prend, te chancelle, ma chance, ma bénie.
Je suis la bénie de Dieu, je me promène sur Ses doigts, quand il souffle sur moi Il fait s’ouvrir mes ailes, mes lèvres, pour que je porte à l’Homme qu’Il aime Ses baisers.
Moi, si petite, je me faufile, je dépose à sa bouche, à son sexe, ses paupières, les baisers que Dieu a le désir ardent de lui donner.
Je les lui fais, toute sa peau je la caresse, je convoque la Lune pour lui montrer ses rêves les plus secrets, je le caresse, qu’il sache.
Que jamais personne n’a pu, ne peut, ne pourra lui faire tout ce que Dieu par moi lui fait.
Aime bien fort ta petite bête.
00:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note







