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26.02.2008

Petite Marie, garde-nous bien

J’ai connu tant de joie dans ma vie, et pourtant ma joie augmente. Ce pourrait être vertigineux, mais c’est le contraire du vertige, le vertige n’est qu’un recto et je suis au verso de la vie, dans un déploiement d’ivresse sans ivresse, au-delà de toute limite – ah, les mots me manquent pour le dire ! Voilà, je suis parvenue dans l’arc-en-ciel dont j’ai rêvé un jour, il y a longtemps. Tout devient petit et doux, les plaisirs, les tristesses, d’une petitesse et d’une douceur qui sont l’infini même, tout scintillant dans la nuit.
Hier alors que j’attendais mon bus, au retour, un grand car rouge à étage plein de monde, « sightcity tours », s’est arrêté devant moi, la porte s’est ouverte, le jeune chauffeur m’a saluée et m’a demandé s’il pouvait m’emmener quelque part. Quand il a su que je partais vers la gauche après le pont, alors qu’il allait à droite, il m’a proposé de me faire traverser le pont, au moins. C’était à cause de mon bonheur, de même tous les regards si doux des hommes sur moi cet après-midi sous la pluie. Après avoir passé beaucoup de temps à choisir des cadeaux pour mes enfants, je suis allée m’asseoir un long moment devant Marie et son Fils à l’église Saint-Médard. Avant de repartir, j’ai laissé deux petites flammes, une bougie et une autre un peu plus grande, côte à côte.

17:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature