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26.02.2008

Tu me parles

(Extrait de mon Journal en ligne, 5 avril 2006)

Enfant, toute vibrante de vie, et de la vie qui me passait à travers, face au cerisier sauvage dans le jardin je me disais : un jour ce sera le moment de ma mort et j’espère que je le verrai, même ça je veux le vivre. Mais je ne savais pas qu’il y aurait quelque chose de plus fort, quelque chose en quelque sorte qui me jetterait vivante dans la tombe et me propulserait vivante au ciel. La difficulté c’est d’en revenir, tu sais. J’en reviens et j’y repars, ça n’arrive pas à me quitter et pourquoi ? parce que c’est toi, qui cognes comme un malade avec ta tête dans mes côtes, ta tête qui entre dans ma poitrine et qui me chante dedans, qu’est-ce que je peux faire, avec cet enfant dans la cage thoracique, sinon continuer à le porter ?
Je vois la beauté qui s’aiguise et s’étend. Je suis dessous, je suis en face, je suis écartelée dedans. Je te dis tu. Je te dis viens, je te dis attends, je viens encore.

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Petite Marie, garde-nous bien

J’ai connu tant de joie dans ma vie, et pourtant ma joie augmente. Ce pourrait être vertigineux, mais c’est le contraire du vertige, le vertige n’est qu’un recto et je suis au verso de la vie, dans un déploiement d’ivresse sans ivresse, au-delà de toute limite – ah, les mots me manquent pour le dire ! Voilà, je suis parvenue dans l’arc-en-ciel dont j’ai rêvé un jour, il y a longtemps. Tout devient petit et doux, les plaisirs, les tristesses, d’une petitesse et d’une douceur qui sont l’infini même, tout scintillant dans la nuit.
Hier alors que j’attendais mon bus, au retour, un grand car rouge à étage plein de monde, « sightcity tours », s’est arrêté devant moi, la porte s’est ouverte, le jeune chauffeur m’a saluée et m’a demandé s’il pouvait m’emmener quelque part. Quand il a su que je partais vers la gauche après le pont, alors qu’il allait à droite, il m’a proposé de me faire traverser le pont, au moins. C’était à cause de mon bonheur, de même tous les regards si doux des hommes sur moi cet après-midi sous la pluie. Après avoir passé beaucoup de temps à choisir des cadeaux pour mes enfants, je suis allée m’asseoir un long moment devant Marie et son Fils à l’église Saint-Médard. Avant de repartir, j’ai laissé deux petites flammes, une bougie et une autre un peu plus grande, côte à côte.

17:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Littérature

Je T’aime

Mon Dieu, je T’aime.
Merci pour les anges que tu m’envoies.
Je T’aime Seigneur, je suis sans cesse en toi, je voudrais sans cesse chanter ta gloire, seule à seul et tous en seule, mais tu m’as donné à faire parmi les hommes, je suis toute à ton service, aidée par l’amour que je donne et reçois sur terre, et qui vient de toi.

13:23 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

"The Butcher"

But the novella goes further into its fleshy subject than this. A man comes into the shop, terribly disfigured, his face a formless mass. While the sight frightens the girl, there is also great compassion. This is not a novel about beautiful people.
... l'article entier, par Kara Kellar Bell, ici

00:55 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Je suis heureuse

Extrait de mon Journal du 21 juin 2006 :

Du plus profond de mon être je méprise le mal, et sans doute mon mépris rejaillit-il sur ceux qui le font délibérément ; ceux-là ne méritent que ce qu’ils ont et auront à jamais : pourrir en enfer. Que le diable s’en occupe, ce n’est pas mon affaire, je me contenterai de dire encore leur pauvre corps possédé par lui, et de protéger en eux l’homme souffrant. Le pardon n’est pas de mon ressort parce que je n’ai rien à pardonner. Je ne suis pas Dieu, je suis une femme qui aime. Je suis une femme qui a fait ou fait du mal aussi. Comment pourrais-je m’arroger le droit de pardonner ? Je ne pardonne pas, je travaille à chaque instant à démêler ce que je peux accepter et ce que je ne veux pas accepter, c’est tout. Et d’abord de moi-même. De moi-même je n’accepte pas de ne plus aimer qui j’ai aimé. Je suis une femme qui aime au présent éternel, c’est pourquoi je n’ai pas besoin de pardonner, c’est mon amour qui pardonne pour moi.

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24.02.2008

Jn, 15

"Si les gens m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s'ils ont obéi à mon enseignement, ils obéiront aussi au vôtre."

"Celui qui doit vous venir en aide viendra : c'est l'Esprit de vérité qui vient du Père."

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Mon cœur

Mon cœur du Ciel, entends-tu cette nuit les astres qui tremblent partout dans la voûte ? L’air frais passe par la fenêtre et vient s’asseoir sur mes genoux. J’ai tant de siècles, quel est mon âge ? Qui déchire en crissant ma peau de soie ? Est-ce l’heure ? Je ne ferai pas le mal. Il arrive quelque chose, et c’est Toi. Si j’étais sourde, je pourrais te désobéir, mais j’entends. J’attends notre tour, je t’attends, tout proche.

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23.02.2008

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La danse orientale a des origines indiennes, tziganes, andalouses...

Quel visage ?

Dieu me préfère, pour combattre le dragon, parce que j’y vais à mains nues et à visage découvert, moi. Quel visage ? Mon visage, je ne le connais pas encore mais c’est en l’exposant que je l’apprends. Moi,la guerrière de Dieu.

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