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02.04.2008

Grâce à ton aide

Il m’est difficile d’avancer dans mon récit. L’amour de Dieu me requiert à mesure que j’en parle, je suis obligée de m’arrêter pour le contempler. Mon stylo s’immobilise, je reste longuement mi-terrassée mi-béate, avec presque une douleur dans la poitrine, transportée par mon songe. Des grandes minutes passent, parfois des heures, avant que je ne puisse recommencer à écrire. C’est ainsi qu’avance ce texte, tel un montagnard en route vers un très haut sommet, par des voies inconnues. Les jours passent et le retard s’aggrave entre ce qui continue à follement m’arriver et ce que je dois raconter. Mon Dieu, tu m’as travaillée pendant si longtemps, je le vois maintenant ! Et tu continues. Veille bien à me donner la force de ne pas mourir de bonheur avant l’heure que tu veux, l’heure que tu veux pour toi, les hommes et moi. J’étais morte déjà, tu m’as remise sur terre, vais-je devoir souffrir encore pour ton plan ? Ce n’est pas grave, je t’aime, maintenant que tu m’as ouvert les yeux sur toi je ne serai plus jamais abandonnée. Je m’abandonne moi-même, je m’abandonne à toi, oh, fais que je m’abandonne encore mieux, que je te serve mieux de jour en jour ! Mon cœur éclate quand je te parle, Seigneur, je suis dans tes bras.

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