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12.12.2008

Plus jamais triste. À mon frère qui sait.

Frère Rufin regagna sa cellule pour prier dans la forêt et, alors qu'il se tenait en prière avec beaucoup de larmes, voici que vint l'ennemi sous la forme du Christ, disant : "Frère Rufin, ne t'ai-je pas dit de ne pas croire le fils de Pierre Bernardone, car tu es damné, et de ne pas t'épuiser dans les oraisons et les larmes ? À quoi cela te sert-il, si tu t'affliges pendant ta vie et qu'à ta mort tu es damné ?" Frère Rufin répondit aussitôt : "Ouvre la bouche , que je t'y chie."
(...)
Comme après cela il se tenait en prière avec beaucoup de larmes, voici que le Christ béni lui apparut et fit fondre toute son âme d'amour divin, disant : "Tu as bien fait, fils, de croire frère François, car celui qui t'attristait était le diable. C'est moi le Christ, ton maître, et, pour que tu en sois tout à fait certain, que ceci te soit un signe : tant que tu seras de ce monde, jamais plus tu ne seras triste."

"Les actes du bienheureux François et de ses compagnons", Cerf, 2008

Lisant cela à voix haute, à deux reprises j'ai prononcé par lapsus "damé" au lieu de "damné"

12:54 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note