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28.12.2008
Fidèle
Je suis la femme sauvage, solitaire et qui sait
Les secrets, la façon dont le Seigneur du monde
Se manifeste sur cette terre et en tout lieu
Où son désir l’appelle. Je suis la femme de ce Dieu
Unique, je ramasse des plumes, je chante
Les forêts, je dors au creux du ciel, je marche
Sous la terre, je ris, je pleure, je gémis, je ramène
Aux hommes la parole éperdue de l’amour qui me tient.
*
Mon Dieu du bout du chemin qui n’a pas de bout,
Mon Seigneur de la trouée entre les arbres,
Mon Amour du halo blanc qui m’appelle et que je suis,
Mon Désir, ma Vie, mon Au-Delà,
Toi qui me viens
Jusqu’au bout de l’intime qui n’a pas de bout,
Toi que je sens
Marcher en moi, le cœur aussi battant
Que le mien tandis qu’en toi je marche,
Toi qui me creuses,
Que mon corps te soit temple et t’élève,
Toi qui me fais monter vers toi du cœur du monde,
Ton corps,
Que je traverse et par où je me porte
À l’autel.
*
Ses flammes partant de toi,
Ses flammes partant de moi,
Intermédiaire entre toi et moi, l’Amour.
Heureux de nous avoir trouvés,
De brûler l’un après l’autre nos voiles,
De nous brûler, nous qui l’aimons,
De s’unir à nos cœurs, redevenus
Purs diamants l’un de l’autre fondant
Comme neige au soleil.
12:21 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

