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31.12.2008
3 prières
Chaque matin quand je m’éveille
Le feu couve sous les cendres.
Mon Dieu, t’ai-je déjà dit que je t’aimais ?
Autant de fois qu’il y a d’étoiles au ciel
Je te l’ai dit.
Bientôt tous les hommes et toutes les femmes
Seront prêtres
Et toi seul embrasera les chairs de ceux qui s’aiment.
*
Je marche droit, Seigneur, tu le sais.
Je révèle toute vérité qu’en moi tu fais naître,
Advenir et monter. Aide-moi maintenant,
Envoie-moi des hommes et des femmes qui saisissent
Ce que tu me fais dire et montrer.
Sans toi je ne suis rien
Et sans mes frères humains je ne suis plus humaine.
Je marche droit sur ta route escarpée,
Suivant les mille détours que tes cailloux m’imposent
Comme des signes dans ma chair,
Comme des mains sur ma tête,
Suivant les mystères du sentier je marche droit vers toi
Supportant les regards pleins de doutes de mes frères humains
Je marche à ton étoile et te prie de m’aider
À ouvrir leurs paupières afin qu’ils voient aussi
Dans ton ciel, au-dessus d’eux-mêmes, le sens.
*
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28.12.2008
... à Montréal aussi
il neige... ici, et par e-mail de Trogloxène, en beauté aussi :






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Fidèle
Je suis la femme sauvage, solitaire et qui sait
Les secrets, la façon dont le Seigneur du monde
Se manifeste sur cette terre et en tout lieu
Où son désir l’appelle. Je suis la femme de ce Dieu
Unique, je ramasse des plumes, je chante
Les forêts, je dors au creux du ciel, je marche
Sous la terre, je ris, je pleure, je gémis, je ramène
Aux hommes la parole éperdue de l’amour qui me tient.
*
Mon Dieu du bout du chemin qui n’a pas de bout,
Mon Seigneur de la trouée entre les arbres,
Mon Amour du halo blanc qui m’appelle et que je suis,
Mon Désir, ma Vie, mon Au-Delà,
Toi qui me viens
Jusqu’au bout de l’intime qui n’a pas de bout,
Toi que je sens
Marcher en moi, le cœur aussi battant
Que le mien tandis qu’en toi je marche,
Toi qui me creuses,
Que mon corps te soit temple et t’élève,
Toi qui me fais monter vers toi du cœur du monde,
Ton corps,
Que je traverse et par où je me porte
À l’autel.
*
Ses flammes partant de toi,
Ses flammes partant de moi,
Intermédiaire entre toi et moi, l’Amour.
Heureux de nous avoir trouvés,
De brûler l’un après l’autre nos voiles,
De nous brûler, nous qui l’aimons,
De s’unir à nos cœurs, redevenus
Purs diamants l’un de l’autre fondant
Comme neige au soleil.
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24.12.2008
à la Source
Longtemps toutes les nuits j’ai mêlé mes jambes à celles de l’homme dans les lits.
Des faims charnelles m’éveillaient, les miennes ou celles de l’aimé.
Sans allumer, les corps entre les draps l’un l’autre se touchaient comme des animaux étranges au fond des mers,
Par mouvements aveugles, tête à queue, face à face, ventre à dos,
Et l’amour se faisait, brûlant et doux, parenthèse d’éternité au creux des heures obscures,
Lumière donnée entièrement de l’être à l’être,
Réciproquement donnée, mais plus encore, secrètement, donnée pour toute l’humanité.
Mystère de la sombre, innocente pulsion qui s’offre à éclairer les hommes,
Du désir qui remonte, poisson vif, la rivière des siècles, pour frayer à la Source.
*
Dans la bonne grande fatigue, rassasié de jours,
Comment ne pas songer
À la douceur du sommeil ?
*
Et notre amour, est-il à l’image de Dieu ?
C’est ainsi que je le veux.
Est-il immortel, infini, absolument splendide ?
Tient-il parole ?
Est-il toujours plus surprenant, bouleversant,
Et malgré tout royalement serein ?
C’est ainsi que je le vis, le reconnais et l’offre,
Cœur d’or entre mes paumes tendues,
À Dieu.
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19.12.2008
Vision

Je levai à nouveau les yeux et j'eus une vision. Voici : il y avait un livre qui volait.
L'ange qui me parlait me dit : Qu'est-ce que tu vois ? Je répondis : Je vois un livre qui vole; sa longueur est de vingt coudées, sa largeur de dix.
Alors il me dit : Ceci est la Malédiction qui se répand sur la face de tout le pays. Car, d'après elle, tout voleur sera chassé d'ici, et d'après elle, tout homme qui jure faussement par mon nom sera chassé d'ici.
Je la déchaînerai - oracle de Yahvé Sabaot - pour qu'elle entre chez le voleur et chez celui qui jure faussement par mon nom, qu'elle s'établisse au milieu de sa maison et la consume, avec ses poutres et ses pierres.
Zacharie, 5
Je levai à nouveau les yeux et j'eus une vision. Voici : quatre chars sortaient d'entre les deux montagnes; et les montagnes étaient des montagnes d'airain.
Au premier char, il y avait des chevaux roux; au deuxième char, des chevaux noirs;
au troisième char, des chevaux blancs et au quatrième char, des chevaux pie vigoureux.
Prenant la parole, je dis à l'ange qui me parlait : Que signifient ceux-ci, mon Seigneur ?
L'ange me répondit : Ces quatre vents du ciel s'avancent après s'être tenus devant le Seigneur de toute la terre.
Là où sont les chevaux noirs, ils s'avancent vers le pays du nord; les blancs s'avancent derrière eux, et les pie s'avancent vers le pays du midi.
Vigoureux, ils avançaient, impatients de parcourir la terre. Il leur dit : Allez parcourir la terre. Et ils parcoururent la terre.
Ainsi parle Yahvé Sabaot. Voici un homme dont le nom est Germe; là où il est, quelque chose va germer et il reconstruira le sanctuaire de Yahvé .
C'est lui qui reconstruira le sanctuaire de Yahvé, c'est lui qui portera les insignes royaux. Il siégera sur son trône en dominateur, et il y aura un prêtre à sa droite. Une paix parfaite régnera entre eux deux.
Zacharie, 6
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Les pierres crieront
Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
en disant : « Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! » .
Puis, entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs,
en leur disant : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! »
Luc, 41-46
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18.12.2008
Noël
Entre les plumes de la mort se joue une musique.
Sa partition vous porte et vous emporte, nageant dans le ruban de notes vous traversez le silence du temps.
Sur l’autre rive il y a un ascenseur. Ses parois sont en cristal. Vous passez à travers et il vous monte, à une vitesse lente de lumière, où vous faites
autour d’eux la nuit noire, neige inversée, danser sans bruit dans l’air tiède, à flocons venir, poser sa caresse dans son cou à elle, sur sa nuque à lui.
Côte à côte ils marchent sur une route de campagne dont on distingue à peine les bords, coulant droite dans la ténèbre entre les prés, côte à côte ils marchent droit devant eux comme s’ils y voyaient, et il est vrai qu’on y voit pourtant, comme s’il y avait des lanternes invisibles çà et là dans le tableau, peut-être des étoiles au ciel mais non, la lumière vient de partout, à peine, sans se montrer, des animaux-lumières évoluent dans le paysage, secrets animaux nocturnes qu’on ne voit pas et qui tremblent dans les yeux de l’homme et de la femme pour qu’ils y voient, leurs lampes dans les yeux.
Dans la nuit noire ils avancent, vers leur nuit inversée, sans savoir. C’est une nuit d’été très douce et silencieuse, qui laisse entendre tous les chuchotis de la nature, alors que de l’autre côté du temps la neige maintenant salue le soir de Noël, froufroutante, avalant tous les bruits. L’homme et la femme remuent-ils les lèvres en avançant ? Ce qu’ils se disent dans le noir, si le son ne sort pas d’entre leurs lèvres c’est la terre, l’herbe et l’air qui leur murmurent les paroles qui entrent dans leur bouche ouverte, et s’ils ne voient rien dans l’ombre profonde où ils avancent, c’est du cœur de l’obscur que pénètre en eux, par tous leurs pores, la vision de ce qu’ils ne savent pas venir, par-delà homme et femme, par-delà mort et vie, leur union.
(Forêt profonde)
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17.12.2008
Mon toit enneigé

22:25 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
Écrit tout à l'heure en marchant, d'un jet
Aujourd’hui toute la ville
Se reflète par terre
Dans l’eau tombée du ciel,
Sur ses rues ses trottoirs,
Ses pavés ses statues,
Ses squares ses pelouses ses bancs
Détrempés de lumière,
Entre les sirènes des voitures pressées
Et les vols d’oiseaux lents, légers,
Anges chargés de tout le temps du monde.
19:18 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note
Envoi
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