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11.01.2009
Comme une colombe
Textes et commentaires sont recopiés d'ici :
Dimanche 11 janvier 2009
Baptême du Seigneur
Textes liturgiques © AELF, Paris
N'avez-vous donc pas soif ?
Il faut entendre la voix du Seigneur nous inviter à venir boire à sa source. Il faut entendre l'urgence de sa voix et alors, peut-être, oserons-nous prendre conscience que, oui, nous mourrons de soif. Parfois, nous croyons pouvoir l'étancher, mais les boissons proposées nous paraissent si souvent décevantes... Aujourd'hui, le Seigneur nous redit qu'Il ne déçoit pas et qu'il est là, lui ; le croyons-nous vraiment ? Croyons-nous vraiment que la vie en lui est joie ? Si nous en étions là, nous serions prêts à plonger pour répondre à son appel comme Jésus a plongé dans les eaux du Jourdain pour se rendre proche des pécheurs, lui sans péché.
Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 55,1-11
Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses !
Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David. Lui, j'en ai fait un témoin pour les nations, un guide et un chef pour les peuples. Et toi, tu appelleras une nation que tu ne connais pas, et une nation qui t'ignore accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause de Dieu, le Saint d'Israël, qui fait ta splendeur.
Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.
La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.
Réalisons-nous combien l'invitation est prodigieuse ? Venez, même si vous n'avez pas d'argent, et le Seigneur donnera... Venez et vous vivrez !
Qu'est-ce qui empêche l'homme de croire que Dieu n'est que proposition de vie, qu'il n'est qu'amour, que vivre avec Lui et de Lui est facile ? Chaque parole de cette vision d'Isaïe est promesse déployant l'inouï du don de Dieu. Vais-je m'y abandonner ?
Ivres de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut !
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Car il a fait les prodiges
que toute la terre connaît.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de vous, le Saint d’Israël !
Cantique d'Isaïe 12
Cette splendide exultation fait percevoir que le psalmiste s'est abandonné au Seigneur. Cela seul permet de dire : 'j'ai confiance, je n'ai plus de crainte'. En même temps, il peut brûler du désir de l'annoncer à toute la terre : comment garder pour soi que le Seigneur est le salut ?
Jean n'emploie que des termes simples : aimer, être enfant de Dieu, témoigner... mais il les utilise jusqu'à l'extrême limite de leurs implications. Aimer, c'est regarder l'être aimé et vouloir le meilleur pour lui... et si l'amour nous anime, comment cela serait-il un fardeau ?
Seconde lecture : Première lettre de saint Jean, chapitre 5,1-9
Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est lui, Jésus Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité.
Ils sont trois qui rendent témoignage, l'Esprit, l'eau et le sang, et tous les trois se rejoignent en un seul témoignage. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, et le témoignage de Dieu, c'est celui qu'il rend à son Fils.
Le baptême de Jésus, c'est d'abord sa présence au milieu des pécheurs. Rien ne l'en distingue sauf, sans doute, la pureté, la beauté qui l'habitent et qui doivent si fortement transparaître dans toutes ses attitudes, dans son regard, dans ses paroles. Cependant, alors que Jean donnait un baptême manifestant la conversion, Jésus a voulu vivre le compagnonnage avec les pécheurs jusqu'à plonger lui aussi avec eux dans le Jourdain. Et cette volonté de solidarité, le Père l'assume à son tour en reconnaissant alors Jésus pour son Fils bien-aimé en qui il a mis tout son amour.
Evangile selon saint Marc, chapitre 1,7-11
Jean Baptiste proclamait dans le désert : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »
Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour. »
01:06 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

