« Comme une colombe | Page d'accueil | Monter »
12.01.2009
Donnant, laissant
Mon Dieu est près de moi, il me donne la main.
Très vite je le sens serrer plus fort ses doigts
Entre les miens. Oui, mon Seigneur et moi
Sommes à l’unisson, je souffre quand il souffre
Et je voudrais baiser les pieds de qui l’honore,
Tellement je suis en joie de le voir bien aimé.
Non, je ne suis plus de ce monde
Et il ne peut m’atteindre mais j’ai pitié
De Dieu, toujours, quand je le vois en l’homme
Malmené. C’est là qu’il entrecroise
Plus fort ses doigts avec les miens,
Dans la douleur que j’ai pour lui, qu’il a pour moi.
Puis il me donne son souffle tiède dans le cou
Et nous savons, enlacés, que notre amour
Est sans retour, indestructible et tout-puissant.
En pleine nuit le jour revient,
Doux comme une fourrure,
Dans ma gorge une fleur pousse avec ses feuilles,
Voilant ma voix, me transformant
En parterre chantant, là, toute couchée sous son ciel,
Laissant descendre la pluie,
Laissant monter la sève,
Laissant la rencontre se faire,
Laissant venir tout ce qui vient par lui,
Laissant venir,
Laissant tout.
10:39 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

