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31.01.2009

Lecture du jour : le vent et la mer lui obéissent

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Evangile selon saint Marc, chapitre 4,35-41

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30.01.2009

Sortir de l'enfermement spéculaire par la prière, la poésie en acte

"Parler de simulacre est également révélateur d’une cassure ontologique puisque dans Alain Zannini, le lecteur, tout comme l’auteur, sont dramatiquement confrontés à une opacité des signes. Le narrateur (qui n’est pas forcément l’auteur) du roman de Nabe fait ainsi l’expérience de la coupure fondamentale que Michel Foucault a analysée à propos des mots et des choses. Ne pouvant être lu ou plutôt déchiffré qu’à grand-peine, l’univers de signes énigmatiques (comme le fameux rébus) ou inversés nous indique confusément que notre monde, certainement, est truqué (encore un mot éminemment dickien), qu’il n’est pas le vrai puisque, selon la fulgurante parole évangélique, nous voyons, depuis la Chute, en énigme et comme au travers d’un miroir. Ainsi comprenons-nous, le narrateur d’Alain Zannini ne cessant d’ailleurs de le répéter, que nous sommes les prisonniers d’un monde spéculaire, en fait la prison que constitue le livre, à condition de préciser qu’il s’agit, dans ce cas, du mauvais livre (comme on parle de mauvais rêve ou de mauvais lieu)
...
Dès lors en effet, il «faut se méfier des mots qui ressemblent à d’autres : souvent ils reviennent sur les lieux du crime de leurs doubles». Cet emprisonnement est la conséquence d’une réelle déchéance, c’est-à-dire, stricto sensu, d’une chute, qui se traduira par la nostalgie, sans cesse présente dans le roman de Nabe, d’une pureté perdue, par la radicalité désespérée avec laquelle le flic de Dantec s’acharnera à poursuivre sans jamais le capturer un énigmatique tueur en série. Non seulement le narrateur sait qu’il est le prisonnier d’un cachot qu’il a lui-même érigé de part en part, livre après livre ou plutôt, tome après tome du Journal intime, mais en outre il a vite fait de comprendre que c’est l’instrument même de son aliénation qui sera aussi (lui seul et pas un autre) celui de sa libération et, si l’on me permet un mot que ne récuseront certainement pas les deux auteurs, de leur rédemption. Ainsi Nabe se prend-il «à penser à ce qui arriverait si un livre, à force de faire trembler tout le monde, finissait par laisser tomber ses pages défraîchies et que dessous apparaissait un autre livre, plus ancien, plus lumineux, plus stylisé…»

Juan Asensio, critique du roman Alain Zannini de Marc-Edouard Nabe, à lire en entier ici.

Le rapport entre spéculaire et prière était au coeur de la mise en scène des Vêpres de la Vierge par Oleg Kulik, ainsi que l'a vu et me l'a expliqué un ami prêtre, qui était là, avec son regard d'homme de liturgie.

Ainsi donc, comme savent le pressentir ou le voir certains écrivains, artistes, prêtres, ou autres femmes et hommes, c'est la prière, cette poésie en acte, tournée vers le Tout-Autre, qui peut nous arracher au simulacre (donc au mensonge) du monde dans lequel nous vivons, à l'idolâtrie dévastatrice, à l'enfermement spéculaire (et à son éternel retour des pires fantômes).

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29.01.2009

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Lumière dans l'Histoire

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Luc, 12, 49). Jésus est l’être ardent, l’être de la vie ardente, de l’amour ardent, de l’ardente vérité. De l’ardente patience, aussi, comme dit Rimbaud. Il est Dieu en Dieu et Dieu en l’homme, feu du ciel et feu du cœur de la terre. Buisson ardent d’où vient la Parole. La paix véritable n’est pas un consensus lénifiant. Elle vient par la vérité, et c’est en mettant le feu aux hommes qu’il révèle leur vérité. Ce feu qui brûle tous nos mensonges, tout ce qui est mensonger dans nos liens. C’est pourquoi il dit aussi, juste un peu après, qu’il est venu apporter la division. Ce baptême du feu auquel Jésus s’offre et qu’il nous offre, c’est son exigence de lumière, dût-elle se faire au prix d’une douloureuse passion. Ce feu donne la vie, la mort, et la résurrection.

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Just written

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Pèlerinage à l’inconnu

Je suis en marche vers un but que j’ignore, et c’est précisément ce que je veux. Ma destination, c’est Dieu qui l’a choisie, mais même lui ne la connaît pas tout à fait, puisqu’elle dépend aussi de notre dialogue, qui oriente mes pas.
Il n’y a pas de plus grande liberté que cette conscience, cette vie.

00:28 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

28.01.2009

à écouter : sur les Vêpres de la Vierge au Châtelet

DSC03154.JPG... un intéressant entretien de la soprano Valérie Gabail, entrecoupé de quelques extraits musicaux, réalisé par la radio Canal Académie, ici où l'on trouvera aussi un article et des informations sur cet événement.


podcast

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27.01.2009

La bête et la bête

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lire ici la suite

26.01.2009

Communion des saints

DSC01136.JPGUne seule luciole
Se promène dans la nuit.
Sur la place du village elle erre doucement
Parmi les enfants, les femmes et les hommes
Assemblés pour attendre
Le feu d’artifice.
Je suis cette luciole,
Je n’attends rien,
Simplement je te porte dans mon tout petit cœur
De-ci, de-là, partout sur mon chemin de Dieu.

22:30 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Ma conversation avec Denise Dumolin...

... peut être écoutée ici sur Radio Notre Dame

19:06 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

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