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03.02.2009

D’enfance en enfant, de boire en pleurer, de hauteur en hauteur

J’écoute de la musique, je la danse aussi, je la chante, je la joue. Je la pleure bien sûr, d’amour. Heureux les hommes qui ont en toi leur force, /les montées leur sont à cœur./Traversant la vallée des larmes,/ils la changent en un lieu de bénédiction. Psaume 83, aussi traduit : Quand ils passent au val du Baumier,/où l’on ménage une fontaine,/surcroît de bénédiction, la pluie d’automne les enveloppe. Puis : Ils marchent de hauteur en hauteur, Dieu leur apparaît dans Sion.

Je ne consomme pas l’art à distance, je n’en jouis pas à distance et malgré lui, je l’épouse, je le vis, je le transforme, comme peut le faire tout enfant. Dieu, je franchis la distance, je Le touche, je Le fais.

J’étais enceinte, j’étais pleine. J’étais l’enceinte de Jérusalem, surnaturellement vivante en mon ventre, tout à la fois accomplissement et promesse. Mes yeux, sentinelles postées sur les remparts de la ville épousée, toujours humides et grand ouverts, voyaient le ciel à travers tout. J’étais enceinte, je lisais les Évangiles et la Genèse, dans une parfaite harmonie du verbe et de la chair. (Lumière dans le temps)

13:14 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note