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04.02.2009

Duende

"... sentiment ineffable, transe, il surgit comme la grâce au carrefour des arts conjugués de la danse, de la musique et du chant. À l’improviste, dans la voix d’un « cantaor » entrant soudain en communion avec la danse. Il peut ne toucher qu’une seule personne, ou bien se répandre comme le feu. Dans le dépouillement du « cante puro », le chant pur, plus aucun son n’accompagne le chant. Ce « silence sonore », brisé par la voix, forme une plainte déchirante, un hymne à l’amour, à la mort. Le duende se recherche. Mais il faut le laisser venir, en réalité. Chacun l’attend, bien sûr, chaque soir de spectacle. Tout le monde l’espère (la langue espagnole s’avère formidable : esperar signifie à la fois attendre et espérer). « Tout ce qui a des sons noirs a du duende. Ces sons noirs sont le mystère, les racines (…). Le duende aime le bord de la blessure et s’approche des lieux où les formes se fondent dans un désir qui brûle…», disait Federico Garcia Lorca en citant un ami qui écoutait la musique de Manuel de Falla.

Léon Mazzella. À lire plus longuement chez lui

Ah, ça me parle, ça me vibre !

sur mon livre La Dameuse, un blogueur nommé "Aïn", dont je ne trouve plus la page, avait écrit :

"Ayant été ébloui il y a peu par Théorie et jeu du Duende de Federico Garcia Lorca, je ne cesse de ramener tout ce que je trouve bon à ce texte. Néanmoins, il y a de ce duende dans le dernier roman d'Alina Reyes, de cette vie, de ce sang qui émerge de la douleur, de cette possibilité de la mort :Autrement dit, ce n’est pas une question de faculté, mais de véritable style vivant ; c’est à dire le sang ; c’est-à-dire de culture antique, de création en acte."