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04.02.2009

Le Monde n'est pas chien. Enfin, façon de parler...

"Tu me tues" n'a donc pas été publié, ce 8 avril 2004, mais Zulma a pu se consoler en découvrant, à la date du 9 avril 2004, un grand article dans Le Monde sur... Zulma, ses collections, ses nouveautés...

C'est le premier qui apparaît dans la page de recherche du journal sur le nom de cet éditeur, car c'est le premier article qui leur était consacré. Les précédents le mentionnaient au passage sur tel ou tel sujet, ou à l'occasion d'une critique de livre. Cette fois, la maison a droit à une reconnaissance toute particulière. Cela commence ainsi :

"Zulma a le vent en poupe. Après avoir créé en novembre 2003 une collection pour la jeunesse, la maison dirigée par Laure Leroy et Serge Safran (directeur littéraire) se lance dans le poche, non sans audace, avec deux collections. La première, « Zulma poche », propose trois titres d'Hubert Haddad, Gisèle Prassinos et Ella Balaert ; la seconde, dont aucun nom spécifique n'a été donné, offrira dès juin des romans et nouvelles, en anglais... dans le texte.
Rendre plus visible une maison qui, depuis treize ans, défend une politique d'auteurs éclectique..."

Je n'ai pas le droit de recopier cette archive payante, dommage car c'est un bien bel et grand article...

Quelques jours après, le 16, Le Monde rendait compte aussi d'un livre de l'excellent Hubert Haddad.

Une certaine fidélité s'ensuivit, et cet éditeur (qui est le mien) le mérite (même si aucun de mes six livres publiés chez Zulma n'a seulement jamais été mentionné dans Le Monde - pas plus que mes autres livres d'ailleurs, qui ne sont pourtant pas moins bons que ceux de Mazarine Pingeot ou autre chouchou de Josyane - Fabrice Gaignault à qui je racontais un jour que je n'avais jamais de critiques dans Le Monde n'arrivait pas à le croire - il est vrai qu'à l'époque j'étais suivie par le reste de la presse mais depuis, le mutisme sur mon travail a gagné à peu près toute la presse. Il est tout aussi vrai que je n'ai jamais rien fait pour leur lécher les pieds, ni hanté les lieux où les fréquenter).

En 2006, le même plumitif qui s'en prenait l'autre jour à Points Seuil (enfin une occasion pour moi d'être mentionnée dans Le Monde des livres !) consacrait de nouveau un long article à Zulma, que je ne reproduirai pas davantage que le premier, mais qui, avant d'explorer les collections de la maison, commence ainsi :

"Elle avait été consacrée « plus jeune éditrice de France ». C'était en 1991. Laure Leroy, âgée de 24 ans, avait créé Zulma avec Serge Safran pour publier des ouvrages de littérature contemporaine française..."

Heureusement, je vis d'amour et d'eau fraîche.