« Eppur, trouvable | Page d'accueil | Prier au carmel »

16.02.2009

De la démarche écologique à la marche de la Lumière dans le temps

... "Il y a au fond de la démarche écologique une radicalité subversive dont il ne faut pas avoir peur. Il faut au contraire l’explorer, oser la penser, l’accueillir pour la connaître. Le système actuel, capitaliste et néolibéral, le sait ou le pressent, d’où, probablement, sa résistance obscure et farouche. Nous avons tendance à mépriser ce système, le considérer comme crétin car cette démarche, si elle était bien comprise et accomplie, devrait nous conduire au sens et à la joie, évidemment pas celle consistant à accumuler des biens ou du pouvoir sur autrui.

Autre chose. Eugène, tu as écrit dans un commentaire récent : « Tout est relatif. » Personne n’a réagi. Cette formule m’a fait tiquer par son imprécision et ses éventuels sous-entendus. Si tous les objets, structures, phénomènes sont interdépendants, tout n’est pas relatif sinon nous serions dans une immense confusion et nous ne pourrions pas faire un seul mouvement sensé. A proprement parler, il faut écrire : Tout objet est relatif à un observateur donné. On peut aussi écrire que le monde est relatif à tout observateur donné. Reste encore une fois qu’avec cette formule la question du monde et celle de l’observateur ne sont pas résolues, mais seraient mieux posées.

Par ailleurs, nous savons que la physique quantique a pulvérisé les idées classiques sur la matière et même celles de particule élémentaire et d’objet isolé, rejoignant des intuitions, une connaissance métaphysique antique du « vide », connaissance qui, à mes yeux, semble venir, comme une lumière, de la nuit des temps.

Tu as écrit aussi qu’il n’y a pas de vérité, que « la Vérité, ce n'est qu'une preuve par mot comme dans la multiplication la preuve est par 9, bref ce n'est que la valeur attribuée à une théorie. » Ainsi, hormis des vérités relatives, la vérité n’existerait pas. Bien sûr, tu ne le sais pas. Je suppose que tu penses peut-être que la vérité n’existe pas, ou que tu n’arrives pas à croire qu’elle puisse exister vu les horreurs, les absurdités, les mensonges que tu constates chaque jour dans le monde, ou que tu ne parviens pas à concevoir comment elle pourrait exister. Si tu étais fondé à dire, en le sachant, qu’il n’y a pas de vérité, tu détiendrais alors la vérité. Et la vérité serait, néanmoins... La difficulté pour la concevoir vient peut-être de ce que, si la vérité est, elle ne peut pas être figée, elle est donc d’instant en instant, et même hors du temps. Ceci dit entre nous dans, je l’espère, nos intérêts particuliers et surtout l’intérêt général.

Oserai-je ajouter ici - je ne pense pas que ce soit hors sujet et au contraire très opportun vu la lourdeur et les risques des temps actuels - que je viens de découvrir un petit livre d'une audace incroyable : "Lumière dans le temps" d'Alina Reyes qui est une écrivaine de talent de livres à caractère érotique qui est devenue une mystique, une mystique chrétienne et même catholique, sans nullement renier son corps, au contraire. Elle fait la relation avec une précision, une générosité et un don de soi inoui, de ce qui lui est arrivé qui la comble et qu'elle veut partager. Son écriture a la force de l'évidence. Pour ma part, je n'en reviens pas, je la reconnais et la salue..."

Merci, Jean, pour ce commentaire, et merci au site eco-echos, qui l'accueille : à visiter ici