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22.02.2009
Pour en finir avec le jugement de "dieu"
Morts-vivants,
Envoyés déchus d’un simulacre d’être,
Pauvres diables qui se cauchemardent à leur propre porte
Morts, mauvais fantômes implorants,
Parole coupée d’avoir par trop menti.
Pauvre femme que je suis,
Qui hésite entre la compassion et le rejet
Quand ils frappent à ma porte de leurs pauvres poings pourris.
Oh, leurs vagissements de débandade
Quand finalement je les renvoie
À eux.
Oh, leurs tentatives désespérées de se dire sauvés !
Que me demandez-vous ? Ne savez-vous donc pas
Qu’il suffit pour l’être de se tourner vers Dieu,
Vraiment ?
Ou bien est-il trop tard ?
Ecoutez-moi, écoute-moi : même les hyènes
Ont le droit de se coucher dans la rivière
Pour y mourir et en renaître,
Oiseaux qui peuvent entendre ma langue.
Allez ! Que la vérité repousse sur ton corps décomposé,
Que la chair te revienne, que ton cœur, que ta gorge, que ton crâne
Soient capables d’émettre une parole simple !
Alors tu n’auras plus besoin de ce cirque sinistre,
De ces marionnettes que tu perds avec toi,
Alors tu n’auras plus besoin d’idoles,
Ni de l’idole que tu es pour toi-même,
Ni des idoles que sont pour toi les créateurs,
Ni de celles que sont pour toi les hommes
Qui sont des hommes vivants, fausses idoles que tu fabriques
Pour te proclamer dieu et vouloir les détruire,
Ni de celle que tes démons voudraient faire de moi,
Et que je ne suis pas ni ne serai jamais,
Femme vivante, fidèle épouse que je suis, de Dieu
Et de qui par Lui connaît mon cœur réel.
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