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28.02.2009

Oracle de YHWH

Dieu me dit : regarde donc ces imbéciles,
Qui persistent à me réclamer le déluge,
Qui veulent à tout prix que je les noie,
Qui par dépit de voir leurs sacrifices ne trouver nulle grâce
À mes yeux, gesticulent devant ma face
Qu’ils ne voient pas, nains en esprit,
Attardés en leur analité, qui ne veulent rien lâcher,
S’acharnent à quêter, à tenter de monopoliser
Mon attention sur eux, envieux de provoquer mon regard.
Dis-leur, ma belle, me dit Dieu, toi que j’ai laissée
Marcher librement vers moi, longtemps,
Toi mon peuple que j’ai depuis le début aimée,
Toi à qui j’ai donné des fils, des amants, des frères,
Des sœurs lumineuses, courageuses et rieuses,
Tant de bien-aimés, de bien-aimants,
Toi que je suis venu sauver des groins des anges déchus, des mal-aimants,
Toi à qui j’ai donné maintenant l’amour le plus parfait,
Toi à qui j’ai présenté un homme pour vivre avec toi cet amour,
Toi mon Humanité,
Toi qui as tant connu la faim, la soif, et que j’ai rassasiée,
Maintenant et pour les siècles des siècles,
Je te le demande, quoiqu’il t’en coûte : prêche aussi aux nuisances,
Aux esclaves du monde qui trouvent existence en imitant l’époque,
Aux mauvais perdants qui par leur seule faute ont perdu,
Aux stupides moutons qui bêlent à tout vent et restent
Impuissants à aimer, à créer, à rien faire
D’autre qu’aveugler, piller, empoisonner la Vie.
Dis-leur que j’entends malgré tout leur détresse, leur maladie,
Que mon amour les guérira s’ils en forment le voeu,
S’ils osent pour cela me regarder en face.
Dis-leur qu’ils ont pour être sauvés à lâcher prise,
Oublier leur ego grimpé sur ses ergots et son tas de purin,
Leur dérisoire volonté de puissance, que rien n’assouvira
Car je suis le seul Tout-Puissant
Et simplement se mettre en marche, vers moi, la Source,
Qui rends pure, belle et lumineuse toute vie qui se donne vraiment.