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16.03.2009
En moi le pardon
En moi le pardon finit de s’accomplir, me livrant toute entière à la paix, à la joie. Finit de s’accomplir sur tout et chacun, à mesure que l’impératif de Dieu sur moi me désigne la faute par où j’ai blessé ma conscience, et la voie de Son pardon sur moi. Le pardon s’accomplit tout entier au moment où, vivant l’impératif de Dieu, j’en prends conscience et accepte de l’accepter.
Il n’appartient pas à l’homme de pardonner, mais à Dieu. Lui seul en nous peut pardonner, nous donner le pardon et la possibilité de pardonner vraiment. (C’est pourquoi les prêtres lui servent d’intermédiaire dans le sacrement du pardon – que je n’ai pas demandé car il me fallait le vivre en présence d’un prêtre mais en relation directe à Dieu, plus longuement et plus difficilement peut-être, afin d’en comprendre le fonctionnement en moi, d’en connaître le processus, et de pouvoir répondre ainsi à ce qui m’est demandé, imposé de la main de Dieu). Le prêtre ne peut nous donner le pardon de Dieu que si nous acceptons d’ouvrir les yeux, c’est-à-dire si nous acceptons la confession, une confession qui soit réelle remise entre les mains de Dieu, c’est-à-dire une opération de grande profondeur, que sans doute peu accomplissent en vérité.
Même si nous croyons avoir pardonné, notre pardon ne peut être complet, accompli, que si nous nous sommes d’abord soumis nous-même au jugement de Dieu. Le pardon comme l’amour est de Dieu, « il ne se commande pas », nous ne pouvons pardonner que si nous avons reçu de Dieu le pardon. La pénitence qui nous permet de le recevoir ne se commande pas non plus, elle s’accepte. C’est dans l’ouverture des yeux, l’ouverture de la conscience, la lumière, que vient la liberté réelle, qui est acceptation de la demande de Dieu. Acceptation qui est aussi réception, au sein de notre pauvre humanité, de Sa vie toute-puissante, plus puissante que tout.
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