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04.04.2009
L'épreuve
Dans les événements de la Pâque se trouve récapitulée, condensée, toute la méchanceté des hommes, depuis le commencement jusqu’à la fin. Le meurtre de l’amour. La perversité universelle va être dévoilée, démasquée, dans la mise à mort de celui qui est le Juste et bien davantage. Comme si l’homme ne pardonnait pas à Dieu de le faire exister, d’être amour. Cependant, la volonté de meurtre ne va trouver devant elle que le vide, car le Christ donne par avance ce qu’on veut lui prendre, sa vie. D’où Jean 10,18 : « Ma vie, personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même… » Nous assistons ici à la rencontre, à la coïncidence, des deux possibilités extrêmes et opposées de la liberté humaine : la haine qui tue et l’amour qui fait vivre. L’amour va exiger du Christ le choix de la mort, la haine va provoquer la mise au monde d’une humanité nouvelle. Jésus renverse en lui-même, met à mort, le mur de séparation, la haine, en refusant de haïr ceux qui le haïssent (voir Éphésiens 2,14-16). La haine en son apogée ne parvient qu’à provoquer une recrudescence de l’amour. Là où elle abonde, l’amour surabonde. Comprenons bien : la volonté et l’acte de meurtre sont condamnés à faire advenir leur contraire, une vie nouvelle qui surclasse la mort ; au-delà de la mort. La mort ne trouve plus à tuer que la mort. Au fond, le meurtre est suicidaire, ne serait-ce que par le fait qu’il tue l’humanité, l’humain en celui qui y consent.
Le commentaire des lectures bibliques
par Marcel Domergue, jésuite, rédacteur à Croire aujourd'hui : à lire en entier ici
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