27.03.2009
Paroles du jour
Livre de la Sagesse, chapitre 2,1...22
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu'ils raisonnent ainsi en eux-mêmes : Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et s'intitule fils du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa simple présence nous pèse ; car son genre de vie s'oppose à celui des autres, sa conduite est étrange. Il nous regarde comme des gens douteux, se détourne de nos chemins comme s'il craignait de se salir. Il proclame bienheureux le sort final des justes, il se vante d'avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »
C'est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s'égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n'espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n'estiment pas qu'une âme irréprochable puisse être glorifiée.
Evangile selon saint Jean, chapitre 7,2...30
La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ? Mais lui, nous savons d'où il est. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d'où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. »
On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue.
Lectures du jour
08:53 Lien permanent | Envoyer cette note
26.03.2009
Un autre passage de mon livre à paraître sur la Cueillette, dédié à l'esprit d'enfance
Un jour est apparu sur cette Terre un être que nous appelons humain, c’est-à-dire un animal doué de conscience. Au tout début, pour lui c’était l’Éden, dit-on. En tout cas tout homme connaît la nostalgie du temps de son innocence, celui où il n’était pas séparé de la nature. Temps des chasseurs-cueilleurs où l’homme vivait en harmonie avec son milieu. Ce qui sans doute ne l’empêchait pas de connaître la terreur, la violence infligée par certains animaux ou par d’autres hommes, de souffrir de la mort de ses proches, et de se savoir lui-même mortel. Mais du moins cette activité, la cueillette, reste-t-elle inscrite dans notre mémoire comme la plus paisible de toutes, la plus bienfaisante aussi.
Non seulement elle fournit une nourriture quotidienne, mais aussi elle nous donne le sentiment d’être en quelque sorte choyé par la divinité, qui nous offre gracieusement toutes sortes de délices. Il me semble que le fait de recevoir tout ceci a beaucoup participé à nous ouvrir la conscience.
Qui reçoit a envie de remercier. Qui perd a envie de pleurer, ou de se révolter. Nous, les hommes, nous avons compris qu’il nous était donné et qu’il nous était pris. Nous avions l’étincelle nécessaire pour le comprendre, et cette compréhension a transformé l’étincelle en lumière. En lumière aussi précieuse que le feu pour notre humanité, et qui menace à tout moment de nous quitter, si nous ne veillons pas assez à l’entretenir et à la garder.
« Cueille le jour », disait il y a déjà longtemps le poète Horace. « Après cette tempête… sois sage, filtre ton vin, /Coupe les ailes de l’espoir. Nous parlons, le temps fuit, /Jaloux de nous. Cueille le jour sans compter sur demain. »
À chaque jour suffit sa cueillette. La manne reviendra demain, si seulement nous avons foi en la vie : si nous ne nous usons pas à remplir notre panier d’inutiles soucis, nous pourrons la ramasser et nous en nourrir. Si longtemps encore, qu’il sera sans fin, ce jour, à cueillir.
17:32 Lien permanent | Envoyer cette note
Encore
13:03 Lien permanent | Envoyer cette note
Prière pour toujours
Oh, Dieu, j’ai le cœur tout ouvert,
Tout ouvert et brûlant de lumière !
Pitié, Tout-Puissant, oh pitié,
C’est ton cœur qui est en moi,
Qui m’ouvre la poitrine à pleins battants,
Qui m’écarte les côtes sur ton espace fou,
Qui m’aime, ô mon Adoré, me mêle
À tous les hommes de la terre dans l’amour
Dont tu ravages mon petit cœur, mon être
Déchiré dans la joie de ta main
Plongée au centre de ma chair, déchiré
D’amour, déchiré d’union, comment
Est-ce possible, comment puis-je être
En même temps de l’un et l’autre monde,
Comment puis-je survivre
Ici-bas avec le Ciel en moi, comment
Puis-je encore parler ? Ce n’est pas moi,
C’est toi qui parles en moi.
09:12 Lien permanent | Envoyer cette note
25.03.2009
Au Liban
"... le conseil des ministres libanais a déclaré le 25 mars, jour de l’Annonciation, “fête nationale islamo-chrétienne”. (voir La Croix, mercredi 25 mars 2009, p. 9).
De quoi retourne-t-il ? Les musulmans et les chrétiens sont invités à se réjouir ensemble “Autour de Marie”, en priant, en lisant des textes, en participant à des spectacles… bref, en étant joyeux et heureux ensemble, sans regard oblique, sans parole malveillante,… ! Il s’agit bien d’une journée “hors-normes”.
Le souhait de ceux qui ont réussi à la faire établir au Liban, est que cette initiative gagne d’autres pays [France, Maroc, Egypte, Jordanie, Italie, Pologne…).
Ce qui serait surprenant, c’est que le silence de Marie (on lui donne si peu la parole dans les évangiles) ait plus d’écho que les cris des hommes en guerre, que les canonnades, que les rafales des armes automatiques,… que tous les bruits de la haine, de la vengeance, de l’incompréhension et des douleurs engendrées, pour laisser entendre le souffle régénérateur de la paix."
l'article entier est ici, sur le blog de Jean-Luc Ragonneau
23:18 Lien permanent | Envoyer cette note
Je te salue Marie
Elle nous présente une conception immaculée de l'être humain, en un temps où l'être humain dans l'Histoire s'est tellement sali. Où il se sent tellement sali qu'il n'ose plus se regarder dans le miroir de Dieu. Vers Marie, on ose mieux lever les yeux.
Une prière de louange à Marie. Images : répétition du Messie de Haendel le 29 novembre dernier à l'église des Blancs-Manteaux à Paris. Prière enregistrée le soir du 7 décembre 2008.
La Rédemption commence à l’instant de l'Annonciation, celui de l’Incarnation du Verbe dans la chair humaine. Depuis, l'Annonciation et l'Incarnation recommencent à chaque instant. L'art chrétien se charge de nous le rappeler. Le miracle de cet art, qui espère nous révéler la résurrection de la chair, est qu’il arrive qu'il le fasse effectivement en ressuscitant notre chair à la pure jouissance charnelle, visuelle, auditive... Car c’est notre chair spirituelle, qui est l'étoffe même de notre âme, qui ressuscite et se réjouit par la vision, par l'ouïe, par la jouissance reconduites à leurs sources vivantes...
Le 25 mars 2001, j'avais posé une image de l'Annonciation de Fra Angélico sur un banc en face d'une fenêtre.
Le ciel et la croix de la fenêtre se sont réfléchis sur la vitre... Toutes les apparences du monde et tout ce que nous éprouvons est transformé depuis que L'Ange Gabriel a prononcé ces mots à une Vierge immaculée : Je vous salue Marie pleine de grâces.
À suivre...
16:33 Lien permanent | Envoyer cette note
Cueillette du jour. "L'amour réinvente sans cesse le secret"

toute l'histoire, ici chez Trogloxène

toute l'histoire, ici sur L'enfance des arbres
toute l'histoire, ici chez les Enfants de don Quichotte
10:18 Lien permanent | Envoyer cette note
Jour de bonheur
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.
Evangile selon saint Luc, chapitre 1,26-38
Les archanges Gabriel, Michel et Raphaël nous sont connus par la Bible. Ils nous sont présentés comme des envoyés célestes, parfois sous des formes humaines, pour délivrer un message de la part de Dieu.
Les archanges, nous dit Saint Grégoire, sont plus que des anges "ils annoncent les plus grands mystères". En effet chacun de ces trois archanges a eu une mission tout a fait extraordinaire.
Gabriel :"Dieu s'est montré fort"
C'est l'archange Gabriel qui intervient pour annoncer la venue du Messie et le salut des hommes. Il apparaît au prophète Daniel(Dn, 8, 16) , à Zacharie et à la Vierge Marie (Lc 1, 11-38).
"Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph de la maison de David..."
Michel : "qui est comme Dieu"
Michel apparaît dans le livre de Daniel (10, 13-21) et plus encore dans l'Apocalypse de Jean comme vainquer des démons. L'Eglise en a fait son protecteur et son culte est très ancien.
"Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses anges combattirent le Dragon. . Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et ils furent chassés du ciel"
(Ap, 12, 7)
Raphaël : "Dieu guérit"
C'est dans le Livre de Tobie que l'on rencontre l'ange Raphaël. Il n'a pas l'aspect de l'ange qui visitera Marie. C'est un homme comme un autre, qui prend Tobie sous sa protection, le guérit de sa cécité, lui procurera de l'argent et délivrera Sarra de ses démons. Raphaël est un ange bienveillant qui, partout où il passe, porte un regard plein de bonté sur la souffrance des hommes.
C'est à la fin de son périple avec Tobie qu'il se dévoilera: "J'ai été envoyé pour éprouver ta foi et Dieu m'envoya en même temps pour te guérir, ainsi que ta belle-fille Sarra. Je suis Raphaël, l'un des 7 Anges qui se tiennent toujours prêtes à pénétrer auprès de la gloire du Seigneur"
Livre de Tobie, 12, 13
sur croire.com
08:53 Lien permanent | Envoyer cette note
23.03.2009
conscience de la présence divine
Benoît XVI a confié qu’il avait été impressionné par la cordialité presque exubérante, la joie de cette Afrique en fête. “Dans le pape, a-t-il dit, il me semble qu’ils ont vu que nous sommes la personnification du fait que nous sommes les fils et la famille de Dieu. Cette famille existe et nous avec toutes nos limites nous sommes dans cette famille et Dieu est avec nous“. Le Pape s’est aussi “grandement impressionné par l’esprit de recueillement dans les liturgies, par le sens fort du sacré : dans les liturgies, il n’y a pas eu d’auto présentation des groupes, d’auto animation, mais la présence du sacré, de Dieu lui-même ; même les mouvements étaient toujours des mouvements de respect et de conscience de la présence divine“.
Radio Vatican
19:18 Lien permanent | Envoyer cette note
la scène, la première
... je revois la scène, la première, je me balance et je vois, l'eau, le ventre, je suis dedans le balancement du ventre, lovée avec moi, l'autre que je suis, l'autre qui est moi, et pourtant je suis dehors, je vois ma mère et les eaux grosses du fleuve, accroupie dans les herbes au bord de la rivière, notre mère suffoque, prête à me livrer au monde, à me séparer de moi. Des perles de sueur glissent sur son front. Elle tient son ventre énorme à deux mains, reprend son souffle, gémit encore une fois, par lassitude ou par soulagement. De grosses gouttes viennent s'écraser sur la surface jaune du fleuve, y impriment des ronds concentriques qui s'en vont lourdement à la rencontre l'un de l'autre. Sous les traits serrés d'une longue pluie, l'étendue d'eau se change en tapis d'épines.
De nouveau, elle halète. Elle a entendu dire que pour atténuer cette douleur il fallait respirer vite, elle fait de son mieux mais cette douleur reste, reste insupportable. Elle se retient de crier, juste la sueur, qui se remet à saillir de son front pâle. A moitié debout, elle fait quelques pas de plus vers l'eau, là où les branches de l'arbre qui l'abrite sont plus basses. Sa robe est trempée de pluie, ses cheveux gouttent contre ses joues. Elle s'accroche, presse sa main autour d'une branche. Elle est seule. Les contractions sont de plus en plus rapprochées. Un liquide tiède inonde l'intérieur de ses cuisses. Maintenant elle sent un poids, cela pousse vers le bas. Elle pousse aussi, elle pousse de toutes ses forces, s'arrête une minute et recommence, le visage contracté par l'effort.
Elle ne sait plus si cela a duré longtemps, déjà tout s'efface. Soudain un enfant est sorti, et aussitôt après un autre. Elle ramasse les êtres rouges qui ont poussé un cri. Il a cessé de pleuvoir. Ses pieds font un bruit de succion quand elle les retire de la boue où ils s'étaient enfoncés.
Elle tend la main vers le grand sac abandonné dans l'herbe mouillée, en sort une paire de ciseaux et une serviette-éponge. Elle coupe le cordon ombilical des petites filles noiraudes, va les laver dans l'eau du fleuve. Puis elle ouvre sa robe, libère ses seins gonflés, et nourrit ses deux enfants.
Maintenant elle se sent attachée à ses bébés comme un animal. Sa première idée avait été de déposer le nouveau-né dans une barque, et de la laisser descendre la rivière. Elle était venue voir l'endroit plusieurs fois avant la date, et justement il y avait toujours une barque de pêcheur amarrée sous le ponton.
Mais la barque n'est plus là. La jeune femme est fatiguée, elle saigne. Elle enroule les bébés dans la serviette-éponge, les prend contre elle et s'endort. Il fait nuit quand elle se réveille. Les jumelles pleurent, elle leur donne encore ses seins. Elles ont quatre petites mains d'oiseau, des cheveux très noirs et des joues transparentes comme une peau de lune. Elle va les déposer sous le ponton, bien enveloppées dans la serviette, à l'endroit où d'habitude il y a la barque. Elle ne sent plus rien. Elle est peut-être devenue un fantôme, ou alors juste une tranche de chair tailladée à vif par des lames d'acier. Elle part sans se retourner.
Le lendemain, à l'aube, un pêcheur découvre les deux bébés dans leur couche blanche. L'une de nous vagit de toutes ses petites forces, l'autre est morte.
...
...
...
Elles nous avaient trouvées dans un fossé, le deuxième matin. On avait des trucs cassés, des bleus partout, et du sang à l'intérieur des cuisses, mais on s'en fichait, ça nous faisait même pas mal. Juste, on se tenait l'une contre l'autre, on refusait de se séparer. Une, qui parlait français, nous a demandé ce qui nous était arrivé, mais on ne se souvenait plus de rien, et de toute façon on n'avait pas envie de parler, et on n'a rien dit pendant des semaines.
On était bien heureuses, dans ce couvent. Il était en haut d'une falaise, il n'y avait rien autour. On se levait et on se couchait tôt, les soeurs nous laissaient bien tranquilles. Pendant tout ce temps, on a pris l'habitude de ne pas ouvrir la bouche, sauf pour manger, mais on ne mangeait presque rien, surtout moi. Juste au bord de la falaise, il y avait une sorte de petite terrasse en pierre, on allait se mettre là, par terre, assises contre le mur, et on restait là toute la journée. Quand le soleil arrivait, on aurait dit qu'il nous embrassait, on ne bougeait pas du tout et on se sentait toutes bien, ça nous rendait toutes tièdes comme la pierre, comme si on était la pierre... Et quand les nuages passaient devant, on redevenait toutes froides et grises, on repliait nos jambes et nos bras, et on attendait que le vent les pousse, que le soleil revienne. On était bien, là-bas. Tout était si calme, c'était comme si le temps ne passait pas. On aurait bien aimé rester toujours là-bas.
Au corset qui tue, Gallimard, 1992 (mon troisième roman)
17:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Vrai voyage
10:21 Lien permanent | Envoyer cette note
Dans Son souffle
Mon Dieu, ta lumière !
Mon cri d’amour vers toi !
Perpétuelles sources emmêlées,
Toi et moi ! Cerceau, qui valse
Et vibre à travers chair,
Ta parole ! Oh, donne-moi de saisir
Ta parole, comme elle rayonne,
Comme elle surgit, s’ellipse,
S’éclipse et ressurgit,
Comme elle m’entourbillonne de désir de Toi,
De joie, de pleine et ruisselante joie !
*
Seigneur, je tends l’oreille
Au croisement de l’arbre couché.
Les sons circulent, que me dis-tu ?
Les hommes font tant de bruit à l’endroit où tu meurs.
Je tends l’oreille, je cherche
Le silence intérieur
Le silence du centre,
Qui te fait revenir.
Seigneur, te voici, au cœur même de mon cœur,
Revivifié à l’exact point de rencontre
Des branches de ta croix.
Ô cœur du Christ, qui m’apprends à prier,
Qui m’appelle, me concentre
Quand le monde m’éparpille,
Qui m’écoute quand on n’entend plus rien.
*
Dieu du ciel, tu m’as donné une foi
À décorner les bœufs !
Oh, j’aime les nuages qui paissent dans ton souffle !
Tu joues dans mes cheveux, tu chantes dans mon torse,
Les cornes tombées dans la prairie
Repoussent et fleurissent au pied des grands animaux calmes.
Voilà, c’est l’harmonie, réinventée.
Une vieil homme passe,
Il est beau.
08:30 Lien permanent | Envoyer cette note
22.03.2009
Comment Il est, comment Il parle
21:33 Lien permanent | Envoyer cette note
21.03.2009
Prière de ce soir
Mon Dieu, je te cherche.
Plus je te contemple, plus je te cherche.
Plus tu te donnes, présent,
Plus je vais, doigts tendus,
Vers toi, tenter
De te rejoindre encore,
Toujours mieux, ô toi qui me rends
Folle d’un désir si fin, si violent,
Entrer encore en toi, plus loin,
Plus avant, plus partout !
Oh, que tu es profond, Dieu,
Et démultiplié, irrigué, vibrant,
Oh, que tu es !
Seigneur, je meurs de vie
Quand tu viens, quand je te vois,
Quand tu me tiens par toutes mes frondaisons,
De toutes tes frondaisons qui s’entremêlent
Aux miennes, arbres que nous sommes,
Célestes arbres tout chargés de paroles !
Je t’aime, je ne sais pas
Ce que je suis, je sais
Juste que tu me donnes vie,
Tout le temps et par jets.
Oh, il faut que je me taise.
Ce que je suis, c’est ton extase,
Voilà.
23:25 Lien permanent | Envoyer cette note
Aux côtés des pauvres
Benoît XVI, n’a cessé de plaider en faveur du respect du bien commun, de la solidarité, de l’attention aux plus pauvres, d’une juste répartition des richesses. Pour le Père Lombardi la pauvreté dans un continent potentiellement riche est une tragédie qui crie vengeance devant Dieu
Radio Vatican
L’Eglise, en Angola, est aux côtés des pauvres. Elle est fortement engagée sur le plan social. Sa commission Justice et Paix dénonce sans relâche les injustices et la corruption. Elle très présente auprès des familles y compris celles qui sont frappées par les effets tragiques du Sida. Comme en Afrique du Sud, au Swaziland et au Botswana où l’Eglise catholique gère une quarantaine de cliniques, 3 hôpitaux, de nombreux hospices et orphelinats consacrés essentiellement à la lutte contre le Sida. En Angola, comme sur l’ensemble du continent, les religieux et religieuses ont un rôle fondamental auprès des populations mais aussi dans la transmission d’un message d’espérance. Illustration avec les sœurs de Saint Joseph de Cluny. Au total 150 sœurs sont présentes en Angola. Bernard Decottignies a rencontré leur supérieure Soeur Marie Adelina
Ecoutez : Radio Vatican
22:04 Lien permanent | Envoyer cette note
Emploi du temps, au collège des Bernardins
19:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2009
Ciel bleu
Ciel bleu,
Cœur si blanc du bleu du ciel,
Reine des fleurs épanouie
Dans la ruche des cieux,
Rose-abeille, venin d’amour
Qui guérit toute plaie,
Écoute ma prière vibrer dans tes pétales,
Ciel bleu, ciel blanc,
Écoute résonner le chant des hommes
Unis telle une seule épousée
Radieuse après la nuit.
08:37 Lien permanent | Envoyer cette note
18.03.2009
Pense-bête
Le jeûne de carême, quelle que soit sa forme, c’est un pense-bête. Ah, la bête me demande, et je ne lui donne pas ? Memento. Souviens-toi de Dieu.
Oui, mon Amour, je serai patiente. Et la bête, couchée à mes pieds, trouvant bonheur dans sa fidélité, veille avec moi.
08:11 Lien permanent | Envoyer cette note
17.03.2009
Pieta
(...) J'ai aimé Notre Dame à travers toutes les femmes. Ma mère et mes grand-mères avant toute autre. Ma grand-mère maternelle, lorsqu'elle voyait un petit bout de ciel bleu apparaître dans les nuages, me disait : regarde voilà un bout du manteau de la Vierge Marie qui apparaît.(...)
"Pieta", par Robert Empain, à lire en entier ici.
Dans ce lever du jour silencieux, blanc et bleu (...) Je rends grâce, en souhaitant le meilleur, pour chacun et pour tous, maintenant. La nuit s'est enfuie et la chatte endormie rêve de fleurs et de poisson au rythme des sons du clavier. J'ai la certitude du bonheur, à travers les déceptions, les attentes inutiles, les rendez-vous manqués, les fausses espérances... car je respire et les oiseaux prient... car il y a le monde.
Serge Bureau, en entier ici.
il ne restera de nous
qu'une poignée de sable
le souvenir très doux
des heures passées à table
à partager le pain d'amour
et des paroles comme cascades
Jean Lavoué, ici.
14:29 Lien permanent | Envoyer cette note
Psaume du temps présent n° 26
Tu m’as toute entourée d’anges, Dieu,
Qui me saluent, qui me sourient, qui me soutiennent
En tout moment, en tout lieu, en toutes choses.
Aux ailes des bateaux, dans les flammes des arbres
Et des yeux d’hommes, bateaux de lumière
Courant sur la mer plus noire que la nuit
Sous le ciel d’encre noire, des chats d’encre de Chine
Miaulant en ombres chinoises sur la toile
Des toits provisoires tendus aux terrasses
Des cafés de l’été, aux cordes pincées
D’une mandoline antique, au vent, au vent,
Au vent soufflant aux manches de chemise
Retroussées des soldats, cette nuit sur le pont
Du bateau, à la tête du jeune homme
Qui vers moi se retourne, et encore
De tous ces anges et de tous ceux qui
Frémissent au fil des feuillages de l’eau,
Des nuées, des étoiles danseuses,
Tu m’aimes à chaque instant, de mes enfants,
De mes amants, des brassées de fleurs
Du parterre que je suis, qui t’aime et te fleurit.
08:47 Lien permanent | Envoyer cette note
16.03.2009
Comme si c'était tout comme Dans les prières Qui emprisonnent et vous libèrent
Je cherche mon roman Quand tu aimes, il faut partir, parce que au début je fais référence à Bashung et à sa chanson Madame rêve, mais ce livre n'est plus dans ma maison, je ne sais où il est passé. Je parlais, je crois, de l'effet puissant que me faisait le moment où Fanny Ardant baise les pieds de l'homme. Maintenant je pense : comme Marie Madeleine !
J'adore Les mots bleus de Christophe aussi, bien sûr, je ne connaissais pas cette reprise par Bashung...
17:41 Lien permanent | Envoyer cette note
Voeu !
l'étoile filante oubliée par la petite Zoé...
12:59 Lien permanent | Envoyer cette note
En moi le pardon
En moi le pardon finit de s’accomplir, me livrant toute entière à la paix, à la joie. Finit de s’accomplir sur tout et chacun, à mesure que l’impératif de Dieu sur moi me désigne la faute par où j’ai blessé ma conscience, et la voie de Son pardon sur moi. Le pardon s’accomplit tout entier au moment où, vivant l’impératif de Dieu, j’en prends conscience et accepte de l’accepter.
Il n’appartient pas à l’homme de pardonner, mais à Dieu. Lui seul en nous peut pardonner, nous donner le pardon et la possibilité de pardonner vraiment. (C’est pourquoi les prêtres lui servent d’intermédiaire dans le sacrement du pardon – que je n’ai pas demandé car il me fallait le vivre en présence d’un prêtre mais en relation directe à Dieu, plus longuement et plus difficilement peut-être, afin d’en comprendre le fonctionnement en moi, d’en connaître le processus, et de pouvoir répondre ainsi à ce qui m’est demandé, imposé de la main de Dieu). Le prêtre ne peut nous donner le pardon de Dieu que si nous acceptons d’ouvrir les yeux, c’est-à-dire si nous acceptons la confession, une confession qui soit réelle remise entre les mains de Dieu, c’est-à-dire une opération de grande profondeur, que sans doute peu accomplissent en vérité.
Même si nous croyons avoir pardonné, notre pardon ne peut être complet, accompli, que si nous nous sommes d’abord soumis nous-même au jugement de Dieu. Le pardon comme l’amour est de Dieu, « il ne se commande pas », nous ne pouvons pardonner que si nous avons reçu de Dieu le pardon. La pénitence qui nous permet de le recevoir ne se commande pas non plus, elle s’accepte. C’est dans l’ouverture des yeux, l’ouverture de la conscience, la lumière, que vient la liberté réelle, qui est acceptation de la demande de Dieu. Acceptation qui est aussi réception, au sein de notre pauvre humanité, de Sa vie toute-puissante, plus puissante que tout.
07:46 Lien permanent | Envoyer cette note
15.03.2009
Oncles et nièces
Les familles recomposées sont aussi souvent heureuses, pleines de grâce et de vie !
19:31 Lien permanent | Envoyer cette note
14.03.2009
Trois liens
19:29 Lien permanent | Envoyer cette note
La vie, à l'instant
19:23 Lien permanent | Envoyer cette note
Chant de l'orage
18:49 Lien permanent | Envoyer cette note
Don
Je suis entrée dans sa vie.
Mon Amour chaque jour
Me fait don de sa joie,
De son amour, de sa vie.
09:02 Lien permanent | Envoyer cette note
13.03.2009
Mission et confiance
"... À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. (...) En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein.
...
l’effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens – par l’œcuménisme – est inclus dans la priorité suprême. À cela s’ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière – c’est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour “jusqu’au bout” doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l’inimitié – c’est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j’ai parlé dans l’encyclique Deus caritas est.
...
Chers Confrères, durant les jours où il m’est venu à l’esprit d’écrire cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j’ai dû interpréter et commenter le passage de Ga 5, 13-15. J’ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent : “Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !” J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce “mordre et dévorer” existe aussi aujourd’hui dans l’Église comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? Le jour où j’en ai parlé au grand Séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait : Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera – même en des temps agités.
La lettre de Benoît XVI aux évêques de l'Eglise Catholique.
15:00 Lien permanent | Envoyer cette note
Vie
13:48 Lien permanent | Envoyer cette note


