26.01.2009

Demeure

Je sens le cœur du ciel
Qui bat quand je lui parle.
Je sens ton cœur aussi,
Mon homme, contre le mien.
Que l’amour nous demeure
Toujours vivant.

10:07 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

25.01.2009

Aujourd'hui j'ai découvert...

... un poète, en mots et en photos :

Tout au bout du silence
Est-il vrai qu’il y a des fleurs,
Se demande l’arbre
Epousant la terre en secret.

Nous naissons d’étoiles
Qui nous ignorent
Et que nous ne voyons pas,

Mais nous portons leur nuit
Au fond de nous
Comme un écrin.

Jean Lavoué,

L'enfance des arbres

19:17 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Dialogue du matin

Les temps changent, sais-tu ? Les temps
Viennent. Et c’est pourquoi je viens
À toi, offrande et oraison,
Torture aussi mais annonçant
Notre entière résurrection.

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24.01.2009

toutes les possibilités de la vie, purifiées.

reyes_lumiere_couv_def_05.jpg« Le péché n’est ni définitif, ni fatal. Le péché n’est rien. Il suffit d’aimer Dieu : le péché n’est plus rien, ni faisable, ni tentant, réduit à néant, tandis que s’ouvrent miraculeusement toutes les possibilités de la vie, purifiées. »

L'un des extraits de Lumière dans le temps donnés ici sur le site du Pèlerin.

12:15 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

23.01.2009

Chant du vent, des cordes et de la pluie


11:23 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Prière de notre soeur la nuit

Notre Père, quand les cieux s’obscurcissent,
Je t’en prie, viens sur terre,
Quand la lumière tombe dans la matière muette,
Quand les portes de la cité se ferment,
Quand nous nous retirons au labyrinthe
Où ne se trouve personne que des ombres,
Notre Père, couvre de ton amour
L’océan des chagrins, doucement souffle
Sur nos misères, sur tous nos impossibles,
Que le silence qui chante par ta gorge
Nous berce et nous console, Tout-Puissant
Musicien, et nous redonne courage
Pour avancer par où il faut passer.

09:57 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

22.01.2009

Prière de ce matin

Mes os, Amour,
Changés en cordes sous tes doigts.
Tiens bien ta violone,
Qui vibre et t’obéit.

11:36 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Prière de cette nuit

Seigneur, donne-moi encore la faiblesse,
L’amour plein de joie et de chagrin, la douceur
De leur dire que Tu les aimes,
Tous et chacun.
Et moi aussi.
Ô cœur fidèle, ô chasseur solitaire,
Trouve la parole
Qui peut être sans reproche entendue
De tous mes aimés.
Trouve-la, qu’ils y trouvent la paix.
Seigneur, voilà pour quoi je prie, cette nuit.

00:44 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

21.01.2009

La Lumière du monde

La Lumière du monde - Croire
À partir de l' "Histoire des chrétiennes", d'Élisabeth Dufourcq (Bayard, 2008)

11:44 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Prière de ce matin

Mon Dieu, tu m’as donné une vie
Si belle, si pleine, aventureuse,
Aimante, aimée.
J’ai traversé toutes les peines du monde
Sans que jamais tu m’abandonnes
Plus d’un instant.
J’ai connu l’homme, j’ai enfanté,
Tu m’as rendue pleine de grâce.
Tu m’as conduite lentement
Vers où m’abandonner entièrement.
Maintenant je ne suis plus à moi
Mais toute tienne et je te prie
De tout mon cœur qui t’appartient
Je te prie, de je ne sais quoi, Seigneur,
Toi qui sais. Qu’en moi ta volonté
Soit faite, sur la terre comme au ciel.
Je t’aime.

10:35 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

19.01.2009

Lumière de l'eau

Dans l’eau de la pluie qui enveloppe l’immeuble
Où je repose dans l’ombre, encore ensommeillée,
Je suis bien. Toute oreille tendue, délicate,
Écoutant ton murmure de tout petit matin.
Seigneur, mon amour, je te bois, bercée
Dans le creux de ta vie. Redonne-moi la main
Quand le jour vient, quand je me lève et que je vais
De nouveau vers les hommes, marchant sur l’eau.

11:09 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

17.01.2009

Cela existe

Cela existe
De se donner
Un baiser d’esprit.

De l’accueillir,
De le donner,
De le partager.

Cela existe
D’être enlevé
Aux cieux.

Dans la pure lumière
Où les mots, les gestes
Les plus infimes
Se transfigurent.

Un silence d’or
Trace son sillon
Dans la musique du monde.

Buvons-le,
Je ne suis plus
Que source,
Ô toi, source !

02:21 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

15.01.2009

Âmes, tentes d'amour

Est-ce que tu vois mon âme ?
Est-ce que tu l’aimes ?
Quand la tienne paraît, je l’exalte.
Elle descend de là-haut, tu sais,
Des prairies du ciel que j’aime tant.
Ses portes sont-elles ouvertes, j’ose à peine y entrer.
Puis le palais aux cent murs de lumière
Se change autour de moi en tente de tendresse
Et je m’évanouis de joie.

09:33 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

14.01.2009

Licorne

Licorne - Croire
Une licorne du Musée de la Chasse et de la Nature, une Dame à la licorne du Musée du Moyen Age, une musique de Hildegard von Bingen.
Mots-clés : licorne amour poème

17:54 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Votre âme

Je suis l’amour de Dieu
La flamme née
De son cœur torturé par les hommes
Je suis la coupe immense et minuscule
Où je demeure au fond de l’œil.
À la surface glissent les reflets d’or
Du vin de larmes, où bouge
Votre âme, et qui vous brûlent.

09:20 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

13.01.2009

Monter

Mon Dieu, je suis dans ton ombre.
Comme c’est étrange !
Si longtemps je t’ai cherché, et quand je t’ai trouvé
C’est moi que j’ai perdu de vue.
Maintenant que je te vois, que je te touche,
Maintenant que tu me tiens la main,
Chaque jour davantage
Maintenant que je sais combien tu m’aimes et me connais,
Je me demande qui je suis exactement pour toi.
Et cette question, mon amour, je te la tends
Comme un miroir, je t’en fais don,
Que tu me la présentes et m’y fasses monter
Mieux encore vers toi, jusqu’au moment
Où nous découvrirons ensemble qui
« Je suis » l’un pour l’autre. Car, Seigneur,
Toi qui me couvres de ton ombre comme on couvre
Un complice d’amour, un enfant endormi,
Je sais qu’en descendant ainsi t’allonger sur la terre
Où nous te piétinons, tu attends comme nous
De pouvoir dans la grande rencontre te connaître à nouveau,
Te reconnaître en nous reconnaissant,
Dans la pleine lumière.

09:10 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

12.01.2009

Donnant, laissant

Mon Dieu est près de moi, il me donne la main.
Très vite je le sens serrer plus fort ses doigts
Entre les miens. Oui, mon Seigneur et moi
Sommes à l’unisson, je souffre quand il souffre
Et je voudrais baiser les pieds de qui l’honore,
Tellement je suis en joie de le voir bien aimé.
Non, je ne suis plus de ce monde
Et il ne peut m’atteindre mais j’ai pitié
De Dieu, toujours, quand je le vois en l’homme
Malmené. C’est là qu’il entrecroise
Plus fort ses doigts avec les miens,
Dans la douleur que j’ai pour lui, qu’il a pour moi.
Puis il me donne son souffle tiède dans le cou
Et nous savons, enlacés, que notre amour
Est sans retour, indestructible et tout-puissant.
En pleine nuit le jour revient,
Doux comme une fourrure,
Dans ma gorge une fleur pousse avec ses feuilles,
Voilant ma voix, me transformant
En parterre chantant, là, toute couchée sous son ciel,
Laissant descendre la pluie,
Laissant monter la sève,
Laissant la rencontre se faire,
Laissant venir tout ce qui vient par lui,
Laissant venir,
Laissant tout.

10:39 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

11.01.2009

Comme une colombe

Textes et commentaires sont recopiés d'ici :
Dimanche 11 janvier 2009
Baptême du Seigneur

Textes liturgiques © AELF, Paris
N'avez-vous donc pas soif ?

Il faut entendre la voix du Seigneur nous inviter à venir boire à sa source. Il faut entendre l'urgence de sa voix et alors, peut-être, oserons-nous prendre conscience que, oui, nous mourrons de soif. Parfois, nous croyons pouvoir l'étancher, mais les boissons proposées nous paraissent si souvent décevantes... Aujourd'hui, le Seigneur nous redit qu'Il ne déçoit pas et qu'il est là, lui ; le croyons-nous vraiment ? Croyons-nous vraiment que la vie en lui est joie ? Si nous en étions là, nous serions prêts à plonger pour répondre à son appel comme Jésus a plongé dans les eaux du Jourdain pour se rendre proche des pécheurs, lui sans péché.

Première lecture : Livre d'Isaïe, chapitre 55,1-11

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses !
Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David. Lui, j'en ai fait un témoin pour les nations, un guide et un chef pour les peuples. Et toi, tu appelleras une nation que tu ne connais pas, et une nation qui t'ignore accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause de Dieu, le Saint d'Israël, qui fait ta splendeur.
Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.
La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.

Réalisons-nous combien l'invitation est prodigieuse ? Venez, même si vous n'avez pas d'argent, et le Seigneur donnera... Venez et vous vivrez !
Qu'est-ce qui empêche l'homme de croire que Dieu n'est que proposition de vie, qu'il n'est qu'amour, que vivre avec Lui et de Lui est facile ? Chaque parole de cette vision d'Isaïe est promesse déployant l'inouï du don de Dieu. Vais-je m'y abandonner ?


Ivres de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut !

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Car il a fait les prodiges
que toute la terre connaît.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de vous, le Saint d’Israël !
Cantique d'Isaïe 12

Cette splendide exultation fait percevoir que le psalmiste s'est abandonné au Seigneur. Cela seul permet de dire : 'j'ai confiance, je n'ai plus de crainte'. En même temps, il peut brûler du désir de l'annoncer à toute la terre : comment garder pour soi que le Seigneur est le salut ?
Jean n'emploie que des termes simples : aimer, être enfant de Dieu, témoigner... mais il les utilise jusqu'à l'extrême limite de leurs implications. Aimer, c'est regarder l'être aimé et vouloir le meilleur pour lui... et si l'amour nous anime, comment cela serait-il un fardeau ?


Seconde lecture : Première lettre de saint Jean, chapitre 5,1-9

Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est lui, Jésus Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité.
Ils sont trois qui rendent témoignage, l'Esprit, l'eau et le sang, et tous les trois se rejoignent en un seul témoignage. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, et le témoignage de Dieu, c'est celui qu'il rend à son Fils.

Le baptême de Jésus, c'est d'abord sa présence au milieu des pécheurs. Rien ne l'en distingue sauf, sans doute, la pureté, la beauté qui l'habitent et qui doivent si fortement transparaître dans toutes ses attitudes, dans son regard, dans ses paroles. Cependant, alors que Jean donnait un baptême manifestant la conversion, Jésus a voulu vivre le compagnonnage avec les pécheurs jusqu'à plonger lui aussi avec eux dans le Jourdain. Et cette volonté de solidarité, le Père l'assume à son tour en reconnaissant alors Jésus pour son Fils bien-aimé en qui il a mis tout son amour.

Evangile selon saint Marc, chapitre 1,7-11

Jean Baptiste proclamait dans le désert : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »

Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour. »

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10.01.2009

Vie

Il ne faut pas avoir peur des grandes choses. Il ne faut pas avoir peur.

17:56 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

09.01.2009

Dominique Autié : "Un poète réveille le texte"

Dominique Autié, "Un poète éveille le texte" - Croire
Extrait d'une conférence donnée par Dominique Autié le 4 septembre 2001 à Toulouse. Sur des images de son riche blog, toujours en ligne :

http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/

Dominique Autié nous a quittés le 27 mai 2008.


Un ami m'a prêté une K7 de cette conférence de Dominique Autié.
Pardon Dominique pour cette vidéo très bricolée, je suis sans technique dans ces matières, mais c'est de tout coeur et je sais que vous ne m'en voudrez pas. Merci à vous pour ces paroles.

16:28 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

"Un homme nu et or"

7

Je cueille des rameaux, des palmes

Et des plumes, je tresse

Un nid pour l’oiseau que j’attends.

Dès l’aube l’on entend mon cœur

Qui caracole, pourquoi ?

Je suis montée au ciel pour te chercher,

Toi qui te trouves où je me cherche.

Comment y suis-je allée ?

En me quittant. Aux bords de la rivière

Mes pas dans le sable me réécrivent

Entièrement. L’eau me lave les yeux,

Qu’ils soient limpides pour le jour

Où tu viendras t’y voir. L’eau me lave

Les lèvres, qu’elles soient fraîches au jour

Venu de te dire la beauté

De tes os, de ta peau, du secret

De ton cœur.

(7ème de mes poèmes accompagnant l'exposition de Sophie Bassouls à la Galerie des Femmes... qui se termine dans trois jours, le 12)

14:33 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

08.01.2009

Beautés

Je te vois, homme d’indicible beauté,
Mais peut-être est-ce mon visage
Que je regarde en toi, qui te regardes en moi.
Qui peut nous faire atteindre notre propre beauté,
Sinon l’Amour ?

12:55 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

07.01.2009

Pourquoi les oiseaux... ?

isra1108_situ.gif... en Israël, les premiers signes de l'hiver sont bien visibles: les étangs piscicoles du nord du pays, que ce soit dans la vallée du Jourdain ou sur la côte méditerannéenne, se remplissent d'oiseaux: canards, mouettes et goélands (dont le rare Goéland ichthyaète), limicoles, cigognes et rapaces se rassemblent par milliers. Certains d'entre eux ne feront qu'une halte, tandis que d'autres passeront l'hiver ici.
Dans le désert du Negev, les steppes sont fréquentées par des espèces remarquables comme l'Aigle impérial, le Faucon sacre, le Vanneau sociable ou le Traquet de Finsch.
Dans les gorges de Gamla, sur le plateau du Golan, les Vautours fauves sont rejoints comme chaque année par un ou deux Vautours moines.
Et bien entendu, des raretés sont vues à travers le pays, comme ce remarquable Pluvier dominicain...
Ornithomedia

Pourquoi les oiseaux se cachent-ils en fin de vie ? Contrairement aux idées reçues, ceux-ci ne se cachent pas pour mourir mais pour survivre…
Waliboo

Une vieille légende du Japon dit qu’un être souffrant réalisant mille oiseaux en papier verra ses vœux exaucés et guérira. (...) Car, partout où s'exprime la puissance du rêve, la souffrance recule.
Serenity

08:50 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

06.01.2009

Paix

Et je sentais grandir dans mon propre corps la croix dressée dans le corps de ces terres sensibles, où naquit et reviendra la lumière, où l’homme devint un nom propre et révélé, où se déploya l’espace aux quatre directions, où l’homme dans l’amour se connaît. J’étais cette géographie de l’Eden perdu et pourtant toujours là, dans l’eau le soleil, les cèdres les yeux doux des hommes, je sentais en moi cet orient si proche, si prochain, cette chair de l’être déchirée par la guerre et soutenue par l’esprit. Une croix intérieure m’irradiait d’amour et me clouait au plus cruel des manques, le manque de réponse à la question : pourquoi ?
J’avais quarante ans et je demandais toujours : pourquoi ?, de plus en plus douloureusement. J’avais du moins compris que l’Esprit travaille de la même façon les individus et les peuples, la nature et la nature de l’homme, j’avais compris ce que je savais depuis toujours, ce que les hommes savent depuis qu’ils sont hommes et ont commencé à imprimer leurs mains sur les parois des grottes, à y graver et peindre les animaux de leurs forêts et de leurs visions pour franchir le pas entre nature et surnature, j’avais compris ce qu’il devient si difficile à entendre dans le bruit et l’éparpillement du monde technologique, et aussi difficile à dire qu’à écrire, à l’heure des textes hachés à la mode communicationnelle, en longues phrases déambulant dans un labyrinthique livre : l’unité du tout.
(Forêt profonde)

*

Tout est un, la vague et la perle,
la mer et la pierre.

Rien de ce qui existe en ce monde
n'est en dehors de toi.
Cherche bien en toi-même
ce que tu veux être puisque tu es tout.

L'histoire entière du monde sommeille
en chacun de nous.

Djalâl-ud-dîn Rûmî

*

... Je t'en supplie, garde dans ta chambre noire la lumière
qu'ils ont perdue et dont ils auront besoin, un matin.

(un texte écrit il y a quelques années pour les femmes afghanes, également dans les messages de paix de Remember love)

19:07 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

au ciel qui parle

Toi que j’aime entre tous,
Toi qui aimes et connais
L’Amour que je porte,
Pitié, accueille-le.

*

Mon cœur est libre aujourd’hui.
Où sont mes mots ?
Ils contemplent ma liberté,
En silence.
Mon passé est assis devant moi,
Gros cœur rouge d’amours,
De naissances, de luttes et de joies.
Mon passé m’a quittée.
Il n’a pas d’yeux, il me regarde.
Si familièrement étrange.
Allons, cœur gros, va reposer entre les arbres.
Dans ma poitrine veille un soleil
Discret, pur, translucide,
Et prêt pour le jour qui vient.

*

Qui a dormi
À la belle étoile le sait : tout au bout de la nuit,
Quand le ciel, sombre encore, atteint
La fin de son parcours, la fin
De ce trajet recommencé chaque jour qu’est sa vie,
Juste avant
Que ne vienne le déchirer l’aube,
Du profond de son cœur, le désir
De se donner au jour instaure,
Comme un recueillement,
Dans le cœur de la nuit,
Craintif presque, un désir
De silence.
Et le dormeur,
Saisi par quelque secrète chose
Opérant, opérée dans ce vide soudain,
Le dormeur se réveille,
Suspendu aux lèvres du silence
Qui vient lui annoncer la vie.

09:12 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

04.01.2009

Alliance

spir.jpg
cheval.jpg

dragon.jpg

uccello1.jpg

Paolo Uccello
... et ma bannière

20:16 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Pour toi

Au bois, il y a une biche.
Ses pieds menus foulent la mousse
Ses jambes jouent de lents arpèges
Quand elle descend auprès de l’eau
Boire et rêver.
Une petite biche, pour toi.

12:16 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

Le Seigneur est avec moi

Le Seigneur est avec moi,
Il me donne fraîcheur, innocence,
Et des lèvres que caresse sa voix
Qui monte par ma gorge,
Que sa parole frôle quand elle entre en mon corps.
Je vois les démons qui travaillent les hommes
Trafiquer toute vérité et leur ôter toute beauté
Que Dieu leur a donnée.
Seigneur, j’ai pitié des méchants,
Ces chiens qui se mordent eux-mêmes
Quand s’ouvre leur gueule à la face du juste,
Ta propre face ! J’ai pitié, j’ai grand peine,
Mais j’ai colère aussi contre ces veules,
Ces dissimulateurs, ces menteurs qui de leurs sales crocs
Te défigurent, ignorant que rien, que nul
Ne peut avoir raison de toi ni abîmer
Ton visage resplendissant de grâce.
Qu’en propageant leur merde dans les yeux des hommes
Après s’en être eux-mêmes masqués jusqu’aux pupilles,
Ils finissent par s’étouffer dedans.
Tandis que tu montes, Immaculé,
De plus en plus pur et puissant,
Dans les veines, le souffle aussi, de tes amants.

00:03 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

03.01.2009

Ezéchiel 37, par Jean-Elie d'Ignis

Ezechiel 37 - Croire
Ce passage du Livre d'Ezechiel nous parle de la résurrection des corps. Le compositeur Krzysztof Pendercki l'a mis en musique dans sa 7eme symphonie : "les sept portes de Jérusalem", avec ce passage prenant de la voix parlée de Boris Carmeli...



En l'entendant, j'ai eu envie d'y placer des images...

La scène de la vallée des ossements est un montage réalisé avec photoshop d'aprés des images d'os glanés sur internet...



Méditation sur les fins dernières...

16:35 Publié dans Amour | Lien permanent | Envoyer cette note

02.01.2009

Train de prières

Je suis toute souveraine en toi, Seigneur,
Blanche, haute, le cœur armé de splendides forêts,
Je t’aime, tu me rends vie,
Tu es si beau que ta vue me déchire,
Je suis comme une terre qui tremble,
Qui s’ouvre, se crevasse d’amour,
Tu penches sur moi ton visage
Si beau qu’à peine puis-je encore croire en toi,
À cause des mots qui me manquent pour Te dire,
À cause de ma foi si profonde qu’on n’en voit pas le fond,
Et que pourtant tu continues à creuser,
Illuminant à mesure de ton œuvre les tréfonds
De mon âme par où je te rejoins,
Ô mon très haut Amour !

*

Mon petit corps d’amour,
C’est toi qui l’as fait, Dieu,
Tout pareil dans sa joie
À ce joli nuage que je vois,
Dodue lumière d’un moment.

*

Une ânesse et son ânon,
Front à front,
Tournent en rond
Dans ce pré que nous passons,
Très vite, en train.
Je te salue, Jésus.

*

Tu me
Nourris de toi.
Les brassées de pétales
Que tes doigts agiles répandent
Autour de moi, douces,
Parfumées ! Les couleurs que tu peins,
Qui me font pleine
De larmes de bonheur !
Je te contemple, haletante,
Désirant dire et n’y parvenant pas,
Aphasique soudain, fleuve pourtant,
Te portant dans mes eaux, te baignant,
T’offrant ton visage à regarder en moi,
Pauvre miroir de ta splendeur !

*

Les voix des créatures dessinent dans l’espace
Des courbes qui naviguent entre mes deux tympans,
Où tu te trouves, Dieu, dans les ondulations
Où je te cherche, où je t’écoute et te reçois.

*

Mon Dieu, j’aurai toujours le courage de t’aimer.
Donne-moi, je te prie, aussi celui de reconnaître et d’assumer
La tâche immense que tu m’offres.

*

Qui est comme Dieu ?
Le nouveau-né,
D’un coup d’épée dans le néant
Apparu,
Vivant,
Ses yeux lents comme des lances rapides
Entre les mains de l’ange
Terrasseur,
Bâtisseur.

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